La plus grande centrale nucléaire au monde reprend ses activités


Principaux renseignements

  • Le Japon redémarre la plus grande centrale nucléaire du pays, Kashiwazaki-Kariwa, après une interruption de 12 ans due à des problèmes de sécurité suite à la catastrophe de Fukushima.
  • Cette décision reflète l’engagement du Japon à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles et à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
  • L’opinion publique reste divisée sur la reprise, les inquiétudes concernant la vulnérabilité aux tremblements de terre persistant malgré les garanties de sécurité données par TEPCO.

La plus grande centrale nucléaire au monde, Kashiwazaki-Kariwa, reprendra ses activités ce vendredi. Il s’agit du premier redémarrage de la centrale depuis la catastrophe dévastatrice de Fukushima en 2011. Lors d’une conférence de presse, Takeyuki Inagaki, directeur de la centrale nucléaire, a déclaré que le redémarrage du réacteur était prévu pour le 9 février.

Sécurité

Bien que le réacteur ait initialement été redémarré le 21 janvier, une fausse alerte déclenchée par une erreur du système de surveillance a contraint à son arrêt le lendemain.

TEPCO, l’exploitant de Kashiwazaki-Kariwa, a depuis rectifié les réglages de l’alarme et confirmé la sécurité du réacteur pour son fonctionnement. La mise en service commerciale est prévue pour le 18 mars ou après. Après une inspection complète. Bien que Kashiwazaki-Kariwa détienne le titre de plus grande centrale nucléaire au monde en termes de capacité potentielle, seul un de ses sept réacteurs sera remis en service.

Stratégie énergétique du Japon

La décision du Japon de relancer l’énergie nucléaire découle de sa volonté de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles. D’ici 2050, le pays souhaite atteindre la neutralité carbone et de répondre à la demande énergétique croissante. Ce redémarrage marque une étape importante pour TEPCO. Kashiwazaki-Kariwa est la première unité qu’elle exploite à reprendre son activité depuis la catastrophe de Fukushima.

Opinion publique

L’opinion publique reste divisée sur la question du redémarrage. Une enquête menée en septembre a révélé qu’environ 60 pour cent des habitants vivant à proximité de la centrale s’opposent à cette décision. Seuls 37 pour cent des riverains soutiennent la reprise des activités. Les groupes d’opposition s’inquiètent notamment de l’emplacement de la centrale. Elle est située sur une zone de faille sismique active et est vulnérable aux tremblements de terre. Ils font référence à un violent séisme qui s’est produit en 2007. (E.V.)(fc)

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