Principaux renseignements
- Keir Starmer est confronté à une crise de leadership en raison des inquiétudes suscitées par son jugement après avoir nommé Peter Mandelson, un ami de Jeffrey Epstein, condamné pour délit sexuel, au poste d’ambassadeur aux États-Unis.
- La confiance des députés travaillistes envers Starmer s’est érodée après qu’il a admis avoir été au courant des liens entre Mandelson et Epstein avant sa nomination.
- Ce scandale rappelle la chute de Boris Johnson et soulève des questions quant à la capacité de Starmer à diriger efficacement le Parti travailliste.
Les députés travaillistes expriment leur profonde inquiétude quant au leadership de Keir Starmer après la nomination de Peter Mandelson au poste d’ambassadeur aux États-Unis. C’est ce qu’écrit The Guardian. La controverse découle de l’amitié notoire entre Mandelson et Jeffrey Epstein, condamné pour délit sexuel.
Mécontentement croissant
Le gouvernement a évité de justesse la défaite lors d’un vote à la Chambre des communes concernant la publication de documents liés à la nomination de Mandelson et à sa relation avec Epstein. Les députés estiment que ces documents, dont la publication pourrait être retardée en raison d’une enquête policière sur Mandelson, pourraient déclencher une contestation du leadership de Starmer.
De nombreux députés travaillistes expriment leur perte de confiance dans le jugement de Starmer, en particulier après qu’il a admis, lors des Questions au Premier ministre, qu’il était au courant de l’amitié entre Mandelson et Epstein avant la nomination. Cet aveu a créé un sentiment palpable de désillusion parmi les députés.
Parallèles avec le passé
Certains voient des parallèles entre ce scandale et l’affaire Chris Pincher qui a conduit à la chute de Boris Johnson. Ils estiment que la manière dont Starmer a géré la situation est tout aussi préjudiciable et nuit à sa crédibilité. Les appels à la démission de Morgan McSweeney, chef de cabinet de Starmer et proche collaborateur de Mandelson, se multiplient.
La tentative initiale de Downing Street d’atténuer la divulgation des documents par des exemptions liées à la sécurité nationale a été accueillie par des accusations de dissimulation. Angela Rayner, l’ancienne vice-Première ministre, a joué un rôle crucial dans la négociation d’un amendement qui a finalement permis la divulgation des documents.
Aspirations au leadership
Plusieurs députés estiment que si Rayner ne faisait pas l’objet d’une enquête fiscale, elle bénéficierait probablement d’un soutien pour contester le leadership de Starmer. La situation actuelle est décrite par un député comme un « feu de poubelle », avec un mécontentement qui couve sous la surface, mais peu de personnes disposées à contester ouvertement l’autorité de Starmer.
Malgré la controverse, Starmer a annoncé son intention de présenter un projet de loi visant à faciliter la destitution des pairs, y compris Mandelson. Il a également demandé au roi Charles de retirer Mandelson de la liste des conseillers privés.
Changement d’orientation
Starmer tente de recentrer l’attention sur son programme national avec un discours sur le projet « Pride in Place », qui vise à revitaliser les zones défavorisées. Cette initiative se veut une alternative au programme de rééquilibrage des conservateurs et prévoit d’investir 5 milliards de livres sterling sur 10 ans dans plus de 300 communautés.
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