Fin du traité « New START » pourrait déclencher une nouvelle course aux armements : Russie met en garde, États-Unis ne réagissent pas encore


Principaux renseignements

  • La Russie a dénoncé le rejet par les États-Unis de sa proposition de prolonger le traité ‘New START’, accusant Washington de mettre en péril des décennies de contrôle des armes nucléaires.
  • Sans les contraintes imposées par le traité, la Russie et les États-Unis pourraient considérablement développer leurs arsenaux nucléaires, faisant craindre une nouvelle course aux armements.
  • Bien que la Russie se soit déclarée disposée à engager des négociations diplomatiques, elle a également signalé qu’elle était prête à prendre des contre-mesures militaires décisives.

L’expiration du traité ‘New START’ marque la fin de plus de cinq décennies de limitations stratégiques en matière d’armes nucléaires entre la Russie et les États-Unis. Moscou s’est déclarée ouverte à des discussions sur la sécurité, mais a souligné qu’elle était prête à contrer toute menace perçue.

La Russie a accusé les États-Unis d’avoir ignoré la proposition du président Vladimir Poutine de prolonger de 12 mois les limites du traité sur les missiles et les ogives, qualifiant l’approche américaine d’« erronée et regrettable ».

Course aux armements

Les experts avertissent que la fin du ‘New START’ pourrait déclencher une nouvelle course aux armements, potentiellement alimentée par le développement nucléaire rapide de la Chine. Sans le cadre du traité, la Russie et les États-Unis sont libres d’augmenter leurs arsenaux de missiles et de déployer des centaines d’ogives stratégiques supplémentaires, même si les défis logistiques et les contraintes de temps pourraient limiter une escalade immédiate.

L’absence d’accord contraignant complique également la capacité de chaque nation à déchiffrer les intentions de l’autre, ce qui pourrait conduire à un cycle d’escalade de l’armement basé sur les hypothèses les plus pessimistes.

Stabilisation de la situation

Malgré ses critiques à l’égard de la position américaine, la déclaration de la Russie trouve un équilibre entre fermeté et modération. Tout en reconnaissant que les deux parties ne sont plus liées par les restrictions du traité, Moscou s’est engagée à agir « de manière responsable et prudente » sur la base d’une évaluation approfondie de la politique militaire américaine et de l’environnement stratégique plus large.

La Russie s’est réservé le droit de prendre des contre-mesures techniques et militaires décisives afin d’atténuer les menaces potentielles pour sa sécurité nationale, tout en se déclarant ouverte à l’exploration de voies politiques et diplomatiques pour stabiliser la situation. Cette exploration dépendrait toutefois de la mise en place de « conditions appropriées » pour une telle interaction.

Trump

Les États-Unis n’ont pas encore répondu publiquement. Le président Donald Trump avait précédemment exprimé son souhait d’inclure la Chine dans les négociations sur le contrôle des armements et remis en question la nécessité de poursuivre la production d’armes nucléaires, compte tenu des arsenaux existants capables de détruire plusieurs fois la planète. La Maison Blanche a indiqué que le président Trump déterminerait la voie à suivre en matière de contrôle des armes nucléaires, précisant qu’il prendrait sa décision « selon son propre calendrier ». (fc)

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