Principaux renseignements
- L’Union européenne cherche à renforcer son partenariat avec la Turquie, reconnaissant son rôle essentiel dans la stabilité régionale et l’interdépendance économique.
- Les échanges commerciaux entre l’UE et la Turquie dépassent largement ceux avec le Mercosur, ce qui illustre la valeur de leur lien actuel.
La commissaire européenne chargée de l’élargissement, Marta Kos, estime qu’il est temps d’adopter une nouvelle perspective sur les relations entre l’Union européenne et la Turquie, en soulignant les avantages mutuels d’un partenariat renforcé. Le rapporte Anadolu Ajansı.
Interdépendance économique
Kos a souligné la forte interdépendance entre les économies de l’UE et de la Turquie, affirmant que les événements affectant les migrations dans une région ont inévitablement un impact sur l’autre. Elle considère la Turquie comme un partenaire crucial, en particulier à la lumière des défis géopolitiques posés par les actions affirmées de la Chine, de la Russie et des États-Unis.
Lors de sa visite à Ankara, Kos entend renforcer la confiance et la collaboration. Elle reconnaît le rôle central de la Turquie dans la stratégie de connectivité de l’UE, qui vise à établir des liens solides entre l’Europe, l’Asie centrale et le Caucase. Le retour de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Turquie constitue une avancée positive, deux projets d’énergie renouvelable d’un montant total de 100 millions d’euros étant déjà prévus pour un financement.
Relations commerciales
Kos a reconnu les inquiétudes concernant l’impact potentiel des récents accords commerciaux de l’UE sur l’union douanière avec la Turquie. Elle a toutefois souligné que les échanges commerciaux entre l’UE et la Turquie sont nettement plus importants que ceux avec le Mercosur, soulignant l’importance de partenariats fiables en période d’incertitude. Kos estime qu’il existe un potentiel important pour renforcer les échanges bilatéraux en améliorant le fonctionnement de l’union douanière et en supprimant les barrières existantes.
Répondant aux préoccupations concernant l’exclusion de la Turquie de l’initiative « Made in Europe », Kos a souligné que cette initiative vise à garantir que les fonds publics profitent aux entreprises opérant au sein d’un réseau fiable. Alors que les travaux sur cette initiative se poursuivent, Kos s’est engagée à aligner sa logique économique sur les considérations géopolitiques, en garantissant la participation potentielle de la Turquie si les conditions favorables au commerce sont davantage développées.
Dialogues de haut niveau
Kos s’est montrée optimiste quant à la reprise des dialogues de haut niveau entre l’UE et la Turquie, qui couvrent divers secteurs tels que l’économie, le commerce, les migrations, la sécurité, la recherche, l’innovation et l’agriculture. Elle espère que ces dialogues s’étendront à l’énergie et aux transports à l’avenir. Kos estime que l’instauration d’un climat de confiance est essentielle pour réaliser des progrès significatifs dans les relations entre les deux parties. (fc)
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