Principaux renseignements
- L’enquête sur le Crédit Suisse a mis au jour environ 890 comptes jusqu’alors inconnus, potentiellement liés aux activités nazies pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Des entités nazies de premier plan détenaient des comptes au Crédit Suisse.
- Malgré les excuses et un accord global conclu en 1999, l’enquête en cours apporte un nouvel éclairage sur la complicité du Crédit Suisse.
Une récente enquête sur le Crédit Suisse, une banque suisse rachetée par UBS en 2023, a permis de découvrir environ 890 comptes jusqu’alors inconnus, potentiellement liés aux activités nazies pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette révélation a été faite par le sénateur américain Chuck Grassley, qui préside la commission judiciaire du Sénat.
Identification d’entités nazies de premier plan
M. Grassley a déclaré que parmi les titulaires de ces comptes figuraient des entités nazies de premier plan telles que le ministère allemand des Affaires étrangères, l’organisation paramilitaire SS et un fabricant d’armes allemand. Il s’est abstenu de divulguer le montant des fonds détenus sur ces comptes ou leur statut actuel. Les organisations identifiées faisaient partie intégrante du régime nazi d’Adolf Hitler, responsable de l’Holocauste qui a causé la mort d’environ 6 millions de Juifs.
L’enquête, menée par l’avocat américain Neil Barofsky, a été lancée à la suite de l’acquisition du Crédit Suisse par UBS. Barofsky avait précédemment mené une enquête indépendante sur le Crédit Suisse, mais il s’était heurté à la résistance de la banque, ce qui avait finalement conduit à son licenciement.
La complicité du Crédit Suisse dans les actions nazies
Lors de l’audience de la commission judiciaire du Sénat, Barofsky a témoigné que le Crédit Suisse s’était rendu complice de l’expropriation de fonds provenant de comptes juifs et de leur transfert à des clients nazis pendant la guerre. Il a en outre affirmé que les relations du Crédit Suisse avec les SS étaient plus étroites qu’on ne le pensait auparavant, révélant des preuves qu’une branche économique des SS détenait un compte dans cette banque.
En outre, Barofsky a mis en lumière l’implication du Crédit Suisse dans un complot visant à aider les nazis à s’enfuir en Argentine après la guerre.
Excuses et règlement global
UBS et Credit Suisse ont toutes deux présenté leurs excuses et conclu un règlement global en 1999 pour toutes les réclamations liées à l’époque nazie, dans le but de résoudre définitivement la controverse. UBS a qualifié l’enquête en cours d’initiative volontaire et a exprimé son profond regret pour le chapitre sombre de l’histoire bancaire suisse que représente la Seconde Guerre mondiale.
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