Principaux renseignements
- Des milliers de Vénézuéliens ont manifesté pour réclamer la libération du président Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores, détenus par les forces américaines depuis un mois.
- La manifestation s’inscrivait dans le cadre d’un mouvement mondial condamnant cette détention comme une violation du droit international et une menace pour la souveraineté du Venezuela.
- Alors que la présidente par intérim Delcy Rodriguez jongle entre les demandes complexes du gouvernement vénézuélien et des États-Unis, l’incertitude plane sur le pays qui attend le retour de Maduro.
Une manifestation massive a eu lieu à Caracas, la capitale du Venezuela, rassemblant des milliers de personnes. Ils réclament la libération du président Nicolas Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Un mois exactement s’était écoulé depuis que les forces américaines avaient mené un raid violent, saisissant le couple et le détenant dans une prison américaine. Les manifestants, brandissant des pancartes exprimant leur soutien à Maduro et portant des t-shirts appelant au retour du couple, scandaient « Le Venezuela a besoin de Nicolas ! ».
Appel à la justice
Nicolas Maduro Guerra, fils du président détenu et membre de l’Assemblée nationale du Venezuela, s’est adressé à la foule. Il a qualifié l’enlèvement du 3 janvier de cicatrice indélébile pour le Venezuela, soulignant que les troupes étrangères avaient violé le sol vénézuélien.
Jose Perdomo, un employé municipal de 58 ans participant à la marche de Caracas, a exprimé sa confusion, sa tristesse et sa colère chez Al-Jazeera. Il reste toutefois optimiste à la libération éventuelle de Maduro et exprime son soutien à la dirigeante intérimaire du Venezuela, Delcy Rodriguez. Rodriguez est confrontée à une situation délicate en tant que présidente par intérim. Elle tente de satisfaire les partisans de Maduro au sein du gouvernement tout en répondant aux exigences imposées par le président américain Donald Trump.
Exigences complexes
Trump a indiqué sa volonté de collaborer avec Rodriguez, à condition que Caracas se conforme à ses exigences. Les États-Unis veulent en effet le contrôle sur les vastes réserves pétrolières du Venezuela. Afin de rassurer Washington, Rodriguez a adopté un ton conciliant et promis des réformes internes et la réconciliation. Elle a déjà libéré des centaines de prisonniers politiques et ouvert le secteur nationalisé des hydrocarbures du Venezuela aux investissements privés.
Appels à l’amnistie
Plus tôt dans la journée, des centaines d’étudiants universitaires et de proches de prisonniers politiques ont défilé à Caracas, appelant à l’adoption rapide d’une loi d’amnistie promise par Rodriguez. Cette législation accorderait la liberté aux prisonniers actuellement incarcérés au Venezuela. Cependant, le projet de loi d’amnistie n’a pas encore été présenté au Parlement.
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