Le Maroc souhaite relancer à l’avenir un projet GNL d’un milliard de dollars qui avait été suspendu


Principaux renseignements

  • Le Maroc a temporairement suspendu son projet GNL d’un milliard de dollars afin de le réévaluer.
  • L’augmentation prévue de l’offre de GNL par les principaux producteurs pourrait rendre le projet marocain plus viable financièrement à l’avenir.
  • Malgré cette suspension, cet ambitieux projet de GNL reste une priorité pour le Maroc.

Le projet ambitieux de gaz naturel liquéfié (GNL) d’un milliard de dollars du Maroc reste une priorité malgré la suspension temporaire annoncée lundi. Ce pays d’Afrique du Nord, fortement dépendant des importations d’énergie, a invoqué la nécessité de réévaluer le projet à la lumière des « changements constants » qui affectent le marché mondial du gaz.

Réévaluation

Mohamed Ouhmed, haut responsable du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, a confirmé que le Maroc lancerait de nouveaux appels d’offres pour le développement du terminal GNL sur sa côte méditerranéenne à une date future non précisée. Bien qu’il ait refusé de donner plus de détails sur les turbulences spécifiques du marché qui ont motivé cette révision, il est clair que la récente volatilité des prix mondiaux du gaz a influencé cette décision.

Cette pause intervient alors que l’on s’attend à une augmentation de l’offre de GNL de la part de producteurs tels que les États-Unis, le Mozambique et le Qatar au cours des prochaines années. Cet afflux devrait modérer les prix, ce qui pourrait rendre le projet marocain plus rentable à long terme.

5 milliards de mètres cubes par an

Le terminal GNL du port de Nador West Med a été initialement conçu pour une capacité de 5 milliards de mètres cubes par an, soit plus de quatre fois la consommation annuelle actuelle de gaz du Maroc. Le projet prévoyait également la création de points d’entrée supplémentaires sur la côte atlantique dans le cadre d’un plan plus large de 3,5 milliards de dollars visant à porter la consommation nationale de gaz à 12 milliards de mètres cubes d’ici 2030.

Projet d’une grande importance

Quelques jours avant l’annonce, le roi Mohammed VI a rencontré des responsables clés, notamment la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et la ministre des Finances et de l’Économie, Nadia Fettah Alaoui, pour discuter de l’installation en eaux profondes. Cela souligne l’importance continue du projet pour la sécurité énergétique et la croissance économique future du Maroc. (fc)

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