Le fisc récolte un montant record auprès des épargnants et investisseurs belges

Les épargnants et investisseurs belges n’auront jamais autant contribué au trésor public qu’en 2025. Ils paient des impôts sous la forme, entre autres, d’un précompte mobilier et d’une taxe boursière.


Principaux renseignements

  • Le précompte mobilier a rapporté 7,9 milliards d’euros à l’État l’année dernière.
  • Le fisc tire également des revenus de la taxe boursière. Ces revenus ont augmenté de 12 pour cent l’année dernière, pour atteindre 465 millions d’euros.
  • Les revenus provenant de la taxe sur les comptes-titres ont augmenté de 5,6 pour cent, pour atteindre 488 millions d’euros.

Dans l’actualité : jamais auparavant le fisc belge n’avait prélevé autant d’argent auprès des investisseurs qu’en 2025. C’est ce que rapporte De Tijd sur la base des chiffres du service public fédéral Finances.

  • Le précompte mobilier, une taxe de 30 pour cent sur les revenus du capital, reste la principale source de revenus. L’année dernière, cette taxe a rapporté près de 7,9 milliards d’euros au Trésor public. Plus de la moitié de cette somme, soit 4,5 milliards d’euros, a été prélevée sur les dividendes des actions.
    • Mais les investisseurs peuvent récupérer une partie du précompte mobilier payé via leur déclaration d’impôts. Pour l’année fiscale 2025, vous pouvez ainsi déduire jusqu’à 833 euros de dividendes de votre impôt sur le revenu. Cela représente une réduction d’impôt de 249,9 euros (30 pour cent de 833 euros). Dans les déclarations de 2024, dernière année d’imposition entièrement traitée, les investisseurs ont ainsi récupéré 83 millions d’euros.
    • Les épargnants qui placent leur argent sur un livret d’épargne réglementé ne doivent quant à eux pas payer de précompte mobilier sur les premiers 1 020 euros d’intérêts. Tout montant supérieur à ce plafond est soumis à un taux préférentiel de 15 pour cent.
    • Les intérêts et les coupons des comptes à terme et des obligations sont également soumis au précompte mobilier. Ces revenus ont augmenté grâce à la hausse des taux d’intérêt du marché, qui a eu un effet à la hausse sur les rendements des produits d’épargne à long terme.
  • En outre, l’administration fiscale perçoit une taxe boursière. Il s’agit d’une taxe que les investisseurs paient lorsqu’ils achètent ou vendent des titres. Le taux de cette taxe dépend du type de produit d’investissement. Pour les actions, par exemple, il est de 0,35 pour cent. Les revenus provenant de la taxe boursière ont augmenté de 12 pour cent l’année dernière, pour atteindre 465 millions d’euros.
  • Enfin, les recettes provenant de la taxe sur les comptes-titres ont également augmenté de 5,6 pour cent pour atteindre 488 millions d’euros. Les investisseurs doivent payer une taxe de 0,15 pour cent dès que le solde de leur compte-titres dépasse 1 million d’euros.

Impôts supplémentaires sur le patrimoine

Perspectives : la pression fiscale sur le patrimoine mobilier augmentera cette année.

  • Depuis le début de l’année 2026, l’impôt sur les plus-values est une réalité. Il s’agit d’un impôt de 10 pour cent sur les plus-values réalisées. Une exonération de 10 000 euros par an s’applique toutefois. Celle-ci peut augmenter de 1 000 euros par an si vous ne faites pas usage de l’exonération. Vous pouvez ainsi augmenter le plafond jusqu’à 15 000 euros maximum. Une autre réglementation s’applique à ceux qui détiennent au moins 20 pour cent d’une société.
  • Pour 2026, on table sur 250 millions d’euros de recettes, qui devraient atteindre 500 millions d’euros par an en 2029, à vitesse de croisière.
  • Par ailleurs, le gouvernement De Wever a augmenté cette année la taxe sur les titres de 0,15 à 0,30 pour cent.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus