Un Belge sur quatre n’a pratiquement aucune connaissance financière

Une nouvelle étude réalisée par ING révèle qu’un Belge sur quatre dispose à peine des connaissances financières de base. Selon la grande banque, ce manque de connaissances financières peut avoir des conséquences importantes. Il augmente notamment le risque d’être victime de fraude.


Principaux renseignements

  • Lors d’un test de connaissances financières organisé par ING, un Belge sur neuf n’a pas réussi à répondre correctement à au moins une des neuf questions.
  • Seul un Belge sur trois possède de bonnes connaissances financières.
  • Au niveau international, les Belges obtiennent des résultats moins bons que les Allemands et les Néerlandais, entre autres.

Dans l’actualité : la culture financière reste un défi en Belgique. La dernière enquête ING Consumer Survey révèle en effet qu’un Belge sur quatre n’a pratiquement aucune connaissance financière de base. La grande banque a interrogé 1 002 Belges.

  • « Plus inquiétant encore, un Belge sur neuf n’est capable de donner aucune réponse correcte aux questions du test de connaissances », ajoute la grande banque. En moyenne, les Belges obtiennent tout juste la moyenne au test de connaissances (2,6 sur 5) d’ING.
  • Selon le test d’ING, seul un Belge sur trois possède de bonnes connaissances financières. 24 pour cent des participants ont donné quatre réponses correctes, tandis que 9 pour cent ont répondu correctement à toutes les questions. 42 pour cent ont obtenu une note moyenne, avec une répartition assez équilibrée entre deux et trois réponses correctes.

Les hommes obtiennent de meilleurs résultats que les femmes

Autre élément : l’enquête d’ING révèle également des différences marquées entre les sexes, les âges et les niveaux d’éducation.

  • Les hommes obtiennent en moyenne trois réponses correctes, contre 2,3 pour les femmes. Sur aucune des cinq questions, la proportion de femmes ayant donné une réponse correcte n’était supérieure à celle des hommes.
  • En outre, l’enquête ING Consumer Survey nous apprend qu’il n’est pas évident d’évaluer ses propres connaissances. Ce sont précisément les personnes ayant peu de connaissances financières qui se considèrent souvent comme moyennement ou même bien informées par rapport au Belge moyen.
    • « Cela illustre ce qu’on appelle « l’effet Dunning-Kruger » : les personnes ayant peu de connaissances se surestiment, tandis que celles qui en ont beaucoup ont tendance à se sous-estimer. Ainsi, 63 pour cent des personnes ayant peu de connaissances financières surestiment leurs propres connaissances, tandis que 66 pour cent des personnes ayant beaucoup de connaissances financières se sous-estiment. Le risque ne réside donc pas seulement dans le manque de connaissances financières, mais aussi dans la confiance mal placée que les gens ont dans leur capacité à évaluer correctement les risques financiers », explique Alissa Lefebre, économiste chez ING Belgique et auteur de l’étude.
    • Cet effet est particulièrement marqué chez les jeunes (âgés de 18 à 34 ans). Ils sont convaincus que leurs connaissances financières sont meilleures que celles des générations plus âgées. Or, ce sont eux qui obtiennent les moins bons résultats au test de connaissances.

Remarque : en matière de connaissances financières, les Belges doivent s’incliner devant certains pays voisins.

  • Les Pays-Bas (50 pour cent) et l’Allemagne (42 pour cent) comptent nettement plus d’habitants ayant des connaissances financières élevées que la Belgique (33 pour cent). Non seulement ils ont plus de personnes obtenant de bons résultats, mais ils ont aussi moins de personnes ayant de faibles connaissances financières.

Risque accru d’être victime de fraude

Attention : ING avertit qu’un manque de connaissances financières n’est pas sans risques.

  • Seuls 6 pour cent des personnes ayant obtenu un score élevé en matière de littératie financière doutent avoir déjà été victimes de fraude, contre une personne sur quatre parmi celles ayant un faible niveau de connaissances.
  • La grande banque ajoute que la culture financière sert également de tampon contre les revers de fortune. Ainsi, 57 pour cent des ménages belges disposent d’une épargne supérieure à trois mois de revenu familial net. Avec des connaissances financières faibles ou moyennes, cette proportion tombe à moins de la moitié, tandis qu’elle atteint près des trois quarts chez les personnes ayant une culture financière élevée.
    • « Dans un contexte d’inflation volatile et d’environnement financier plus complexe, les connaissances financières ne sont pas un luxe, mais une nécessité. 79 pour cent des Belges sont donc favorables à l’éducation financière à l’école. La culture financière doit donc figurer dans la liste des bonnes résolutions pour 2026 », conclut Lefebre.

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