L’ancien commissaire européen critique le leadership de Von Der Leyen


Principaux renseignements

  • Nicolas Schmit critique le style de leadership centralisé d’Ursula von der Leyen, qui étouffe la voix des commissaires et entrave l’efficacité de la Commission européenne.
  • L’ancien commissaire estime que l’approche de von der Leyen manque de vision à long terme et ne permet pas de relever de manière adéquate des défis tels que l’interdiction de voyager aux États-Unis imposée à Thierry Breton.
  • Schmit exprime ses inquiétudes quant à la volonté de déréglementation de la Commission, avertissant que cela pourrait nuire à la législation existante et préconisant une approche plus réfléchie.

L’ancien commissaire européen Nicolas Schmit a fait part de ses inquiétudes quant au style de leadership d’Ursula von der Leyen au sein de la Commission européenne, suggérant qu’il est préjudiciable à l’Europe.

Critique de l’approche centralisée

Schmit, qui a précédemment occupé le poste de commissaire chargé de l’emploi et des droits sociaux, estime que l’approche hautement centralisée de von der Leyen étouffe la voix des autres commissaires. Il affirme que ce système « présidentiel » a un impact négatif sur l’efficacité de la Commission et nuit en fin de compte à l’Europe dans son ensemble.

Sa critique rejoint celle d’autres anciens commissaires, tels que Michel Barnier et Thierry Breton, qui ont également critiqué la concentration du pouvoir entre les mains d’Ursula von der Leyen. Ils affirment qu’une telle approche sape la nature collaborative de l’institution européenne.

Manque de vision à long terme

Au cours de son mandat, Schmit a appartenu à une faction au sein de la Commission qui a contesté certaines décisions de von der Leyen. Il a également souligné un manque apparent de vision stratégique et de planification à long terme sous sa direction.

Schmit a en outre critiqué la manière dont la Commission a géré l’interdiction de voyager imposée à l’ancien commissaire Thierry Breton par les États-Unis. Il a fait valoir que la Commission aurait dû défendre publiquement Breton, en soulignant la responsabilité collective de l’UE dans les réglementations qui ont provoqué la réaction américaine.

Inquiétudes concernant la déréglementation

Il a également exprimé des réserves quant à la déréglementation menée par la Commission, qui vise à réduire la bureaucratie grâce à des paquets législatifs ambitieux. Schmit estime que cette approche risque de compromettre une législation soigneusement élaborée et préconise un processus plus mesuré et plus réfléchi.

Les préoccupations de Schmit ont trouvé un écho auprès d’autres personnalités du centre-gauche. Le chef du groupe des socialistes et démocrates au Parlement a comparé la campagne de déréglementation aux tactiques employées par président Donald Trump.

Le Médiateur européen fait part de ses préoccupations

Le Médiateur européen a également fait part de ses préoccupations concernant la manière dont la Commission a géré le processus omnibus, invoquant des lacunes procédurales et un risque de mauvaise administration en raison de délais trop courts et d’une rédaction précipitée.

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