Principaux renseignements
- Le drone intercepteur à réaction Fury 120 d’ALM Meca permet de contrer directement la menace croissante des drones suicide.
- Atteignant une vitesse de 700 km par heure et résistant à des forces de 20 G, le Fury 120 surpasse en maniabilité de nombreuses cibles qu’il vise à intercepter.
- Sans équivalent européen direct actuellement disponible, le Fury 120 offre une solution unique et opportune pour protéger l’espace aérien contre les menaces des drones.
Une entreprise française d’usinage de précision appelée ALM Meca a développé de manière indépendante un drone intercepteur à propulsion à réaction connu sous le nom de Fury 120. Ce système est conçu pour contrer les drones suicide tels que ceux utilisés par la Russie.
Performances et maniabilité
Le Fury 120 mesure environ 1,1 mètre de long et a une envergure légèrement supérieure à un mètre. Propulsé par un micro-réacteur à kérosène, il peut atteindre une vitesse de 700 km/h, ce qui lui permet de distancer trois fois la plupart de ses cibles. L’intercepteur est également capable d’effectuer des manœuvres soutenues avec des forces pouvant atteindre 20 G.
Thierry Berthier, chercheur associé au Centre de recherche de l’École militaire de Saint-Cyr Coëtquidan et conseiller chez ALM Meca, souligne la position unique qu’occupe le Fury 120 en Europe. Il n’existe actuellement aucun équivalent direct sur le continent.
Intérêt croissant pour les solutions anti-drones
Bien qu’aucun pays européen n’ait officiellement adopté Roadrunner, l’intérêt pour les solutions d’Anduril semble croître parmi les pays européens, comme en témoigne leur collaboration avec Rheinmetall pour proposer des options de lutte contre les drones adaptées au marché européen.
Cette tendance suggère une prise de conscience croissante de la nécessité de disposer de telles capacités et indique que la concurrence ne dépendra pas seulement des performances des intercepteurs, mais aussi de leur intégration transparente dans les cadres de défense aérienne existants.
OTAN
L’annonce de Fury 120 coïncide avec les violations répétées de l’espace aérien des membres de l’OTAN sur le flanc est de l’alliance, liées au conflit entre la Russie et l’Ukraine. Ces incidents, notamment le franchissement des frontières par des drones lors d’attaques à grande échelle, ont souligné l’urgence de mettre en place des contre-mesures efficaces.
La disponibilité d’un intercepteur européen spécialement conçu pour contrer les drones offre de multiples avantages : il renforce la protection des infrastructures critiques, réduit la dépendance à l’égard de missiles coûteux pour la défense et atténue le risque d’escalade dû aux intrusions répétées dans l’espace aérien.
Implications futures pour la défense aérienne
Si le Fury 120 passe avec succès du stade de prototype à celui de déploiement opérationnel, cela pourrait signifier une transformation plus large des stratégies européennes de défense aérienne. Ce changement mettrait l’accent sur des facteurs tels que la production de masse, la guerre d’usure et la rentabilité comme éléments clés pour garantir la sécurité aérienne moderne. (jv)
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