Principaux renseignements
- Un ancien ingénieur de Google a été reconnu coupable d’avoir volé une technologie d’IA au profit de la Chine.
- Cette condamnation marque la première fois qu’une personne est reconnue coupable d’espionnage spécifiquement lié à la technologie d’IA aux États-Unis.
- Les actions de Ding soulignent les préoccupations croissantes concernant la course à la domination de l’IA entre les États-Unis et la Chine.
Linwei Ding, ancien ingénieur logiciel chez Google, a été reconnu coupable jeudi par un jury fédéral à San Francisco. Les accusations comprenaient sept chefs d’espionnage économique et sept chefs de vol de secrets commerciaux. Le tribunal a déterminé que Ding avait volé des informations confidentielles liées à la technologie d’intelligence artificielle (IA) de Google au profit de la République populaire de Chine.
Première affaire concernant l’IA
Selon le FBI, les actions de Ding constituaient une trahison à la fois envers les États-Unis et son employeur. Son vol de données sensibles sur l’IA a été considéré comme une tentative de faire progresser la position de la Chine dans le domaine concurrentiel de l’intelligence artificielle. Cette condamnation marque la première fois aux États-Unis qu’une personne est reconnue coupable d’espionnage spécifiquement lié à la technologie de l’IA.
Les actes de Ding ont eu lieu entre mai 2022 et avril 2023, période pendant laquelle il a volé plus de 2 000 pages de documents confidentiels et les a téléchargées sur son compte Google Cloud personnel. À l’époque, Ding était affilié à deux entreprises technologiques chinoises et travaillait à la création de sa propre entreprise technologique.
Secrets commerciaux volés
Les secrets commerciaux volés contenaient des informations détaillées sur le matériel d’IA propriétaire de Google, notamment l’architecture de ses puces Tensor Processing Unit et de ses systèmes de processeurs graphiques personnalisés. Ils comprenaient également des détails sur une carte d’interface réseau spécialisée, la SmartNIC, qui permet une communication à haut débit au sein des supercalculateurs d’IA et de l’infrastructure réseau cloud de Google.
L’avocat de Ding a fait valoir que Google avait fait preuve de négligence dans la protection de ses informations, affirmant que les documents étaient accessibles à des milliers d’employés et ne pouvaient donc pas être considérés comme des secrets commerciaux. Google a toutefois exprimé sa gratitude pour la décision du jury, soulignant que le vol de secrets commerciaux entraîne de graves conséquences. Ding encourt une peine maximale de 10 ans pour chaque chef d’accusation de vol de secrets commerciaux et de 15 ans pour chaque chef d’accusation d’espionnage économique.
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