Nestlé savait déjà dix jours avant le rappel que son lait pour bébés était contaminé


Principaux renseignements

  • Nestlé a détecté la contamination par la céréulide dans ses préparations pour nourrissons dès la fin novembre, mais a tardé à en informer les autorités pendant plus de dix jours.
  • Les associations de défense des consommateurs et les enquêtes gouvernementales examinent minutieusement le temps de réaction et la transparence de Nestlé dans la gestion de la crise du lait infantile contaminé.

Nestlé a reconnu avoir détecté une contamination par la céréulide dans certains de ses produits de lait infantile dès la fin novembre, soit plus de dix jours avant de lancer les premiers rappels. C’est ce que rapporte Le Figaro.

Cette révélation brouille encore davantage la chronologie des événements entourant la réaction de Nestlé à la découverte de la contamination. La multinationale a déclaré que des tests internes avaient révélé la présence de céruléide dans l’une de ses usines néerlandaises à la fin du mois de novembre. La confirmation de la contamination en quantités infimes est arrivée début décembre. Cependant, Nestlé n’a informé les autorités néerlandaises que le 9 décembre.

Évaluation des risques pour la santé

Au cours de cette période de dix jours, Nestlé affirme avoir mené une évaluation des risques pour la santé afin de comprendre les symptômes et les conséquences potentiels liés à la consommation de produits contaminés. Cette analyse a ensuite été communiquée aux autorités compétentes. Les effets de la céruléide sont bien connus et largement documentés.

Nestlé a en outre déclaré n’avoir identifié la source de la contamination – une huile enrichie en ARA – que le 23 décembre. Elle en a informé son fournisseur chinois six jours plus tard, le 29 décembre, puis a averti les concurrents susceptibles de s’être également approvisionnés auprès du même fournisseur le 30 décembre. Par la suite, le rappel a été étendu à d’autres fabricants.

Plainte judiciaire

Foodwatch, un groupe de défense des consommateurs, a annoncé son intention de déposer une plainte judiciaire contre des parties non identifiées dans le cadre du scandale des préparations pour nourrissons contaminées. Il a accusé les fabricants de produits alimentaires et le gouvernement de ne pas avoir agi rapidement.

Deux enquêtes sont en cours dans le sud-ouest de la France à la suite du décès de deux nourrissons, bien qu’un lien de causalité direct n’ait pas encore été formellement établi. Le gouvernement affirme que tous les lots de produits concernés ont été retirés de la circulation.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus