La Biélorussie rejoint le « Conseil de paix » de Trump malgré les inquiétudes


Principaux renseignements

  • La Biélorussie a rejoint le « Conseil de paix » de Donald Trump malgré les inquiétudes mondiales concernant son bilan en matière de droits humains et son soutien à la guerre menée par la Russie en Ukraine.
  • Le gouvernement biélorusse cherche à influencer la sécurité internationale par le respect mutuel et la prise en compte des intérêts nationaux.
  • Cette expansion de l’initiative de Trump vise à la positionner comme un acteur majeur dans la médiation des conflits mondiaux, rivalisant avec le Conseil de sécurité des Nations unies.

La Biélorussie est le dernier pays à avoir rejoint le « Conseil de paix » de président Donald Trump, une initiative axée sur la résolution des conflits internationaux. C’est ce qu’écrit Euronews. Cette décision a suscité des interrogations en raison de la répression continue des voix dissidentes en Biélorussie et de son soutien à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a entraîné de sévères sanctions de la part de l’Union européenne et d’autres pays.

La Biélorussie rejoint le Conseil malgré les inquiétudes

Malgré ces inquiétudes, le Conseil de la paix a accueilli la Biélorussie en tant que membre fondateur. On ne sait toujours pas si la Biélorussie a versé la cotisation d’un milliard de dollars requise pour devenir membre permanent. Le ministère biélorusse des Affaires étrangères a déclaré son intention de contribuer activement à la sécurité mondiale sur la base du respect mutuel et de la prise en compte des intérêts nationaux.

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, exerce un pouvoir ferme depuis 1994. Son régime est soumis à une pression constante en raison des sanctions imposées par l’UE à la suite d’une élection contestée en 2020 et de la répression des manifestations qui s’en est suivie. De nouvelles sanctions ont été imposées après que la Biélorussie a autorisé la Russie à utiliser son territoire pour lancer l’invasion de l’Ukraine.

Le régime autoritaire de Loukachenko

Si les États-Unis ont assoupli certaines sanctions en échange de la libération de prisonniers politiques biélorusses, des inquiétudes persistent quant au régime autoritaire de Loukachenko et à son rôle dans le soutien à la guerre menée par la Russie. Loukachenko reste un allié clé du président russe Vladimir Poutine, la Russie ayant récemment déployé des missiles hypersoniques à capacité nucléaire en Biélorussie.

Loukachenko s’est positionné comme un artisan de la paix, proposant la Biélorussie comme lieu potentiel pour des pourparlers entre la Russie et l’Ukraine. Il s’est montré optimiste quant à une résolution éventuelle du conflit, bien que les progrès des pourparlers de paix menés par les États-Unis aient été lents en raison des exigences maximalistes de la Russie.

Le Conseil de paix élargit son champ d’action

Le « Conseil de paix » de Trump s’est élargi au-delà de son objectif initial, qui était le cessez-le-feu à Gaza, et vise désormais à devenir une plateforme plus large pour la médiation des conflits. Cette initiative a suscité des critiques de la part de certains qui y voient une tentative de rivaliser avec le Conseil de sécurité des Nations unies dans le domaine de la résolution des conflits internationaux.

Alors que Trump a invité de nombreux dirigeants mondiaux, notamment ceux du Bélarus et de la Russie, plusieurs pays européens ont décliné l’invitation.

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(ns)

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