Principaux renseignements
- L’économie allemande devrait connaître une croissance comprise entre 1 et 1,5 pour cent en 2026 et 2027.
- L’augmentation des dépenses publiques dans les projets d’infrastructure et de défense alimentera cette croissance.
- Malgré des prévisions positives, l’Allemagne a besoin d’un modèle économique plus durable, moins dépendant des dépenses publiques financées par la dette.
La ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, prévoit un taux de croissance de 1 pour cent à 1,5 pour cent pour l’économie allemande cette année et l’année prochaine. Elle attribue la croissance prévue principalement à l’augmentation des dépenses publiques dans les projets d’infrastructure et de défense. S’exprimant lors d’un forum sur l’énergie à Berlin, Reiche a souligné que les dépenses publiques seraient le moteur de l’expansion économique.
Fonds spéciaux
Les fonds spéciaux financés par la dette joueront un rôle crucial, en se concentrant sur les initiatives climatiques, la modernisation des infrastructures allemandes et le renforcement de ses forces armées. L’année dernière, la plus grande économie européenne a connu une croissance pour la première fois en trois ans, marquant une reprise timide qui devrait s’accélérer. Cependant, le chancelier Friedrich Merz qualifie toujours cette reprise d’« insatisfaisante ».
Reiche prévoit de dévoiler demain les prévisions économiques révisées du gouvernement. Les récentes prévisions d’autres institutions suggèrent des raisons d’être optimiste. La Bundesbank prévoit une reprise économique tout au long de l’année 2026, et le Fonds monétaire international a récemment relevé ses prévisions de croissance pour l’année à 1,1 pour cent. Le sentiment des investisseurs reflète également la confiance, atteignant son plus haut niveau depuis mi-2021.
Nécessité d’une diversification
Malgré les prévisions de croissance, Reiche souligne la nécessité d’un modèle d’expansion plus durable et diversifié, moins dépendant des dépenses publiques financées par l’endettement.
Alors que les investissements du secteur public devraient augmenter de près de 8 pour cent cette année, les dépenses du secteur privé ne devraient progresser que marginalement, entre 1,1 pour cent et 1,8 pour cent. Reiche qualifie cette croissance du secteur privé de « pratiquement nulle » et exprime son mécontentement face à ces progrès limités. (fc)
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