Les citoyens bruxellois exigent la reprise des négociations de formation dans la capitale


Principaux renseignements

  • Divers groupes bruxellois réclament la reprise des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement régional.
  • La poursuite de la gouvernance intérimaire paralyse Bruxelles, entravant les réformes et les investissements essentiels.

Un groupe diversifié de citoyens, d’organisations et d’associations bruxellois réclame la reprise immédiate des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement régional. Ces pourparlers ont été interrompus après la démission d’Yvan Verougstraete, le leader des Engagés, de son poste de négociateur.

L’appel à l’action émane de divers secteurs, notamment des collectifs citoyens tels que Respect.brussels, des associations de quartier (40 comités) et des groupes économiques tels que Beci, Voka et Bruxeo, ainsi que des représentants de la scène culturelle bruxelloise. Ils soulignent chez Bruzz l’urgence d’éviter une situation où la région continuerait d’être gouvernée par intérim jusqu’aux prochaines élections régionales en 2029.

Conséquences d’une gouvernance intérimaire

Les parties prenantes affirment que la poursuite de la gouvernance sans gouvernement à part entière paralyse Bruxelles. Les réformes essentielles et les investissements structurels sont mis en suspens, les questions cruciales restent en suspens et les problèmes existants s’aggravent. Elles avertissent que Bruxelles risque de perdre sa capacité à façonner son propre avenir sans une administration pleinement opérationnelle.

Au-delà des implications pratiques, il existe également un argument démocratique fort en faveur d’une reprise rapide des négociations. Selon eux, permettre une gouvernance intérimaire jusqu’aux prochaines élections revient à ignorer la volonté des électeurs et à porter atteinte aux principes démocratiques. Cette situation constitue une menace sérieuse pour l’avenir de Bruxelles.

Les organisations signataires invitent tous les partis politiques bruxellois à entamer un nouveau cycle de négociations à partir du 1er février. Elles soulignent que leur intention n’est pas de dicter des résultats politiques, mais plutôt de faciliter le dialogue et de contribuer à une vision durable pour Bruxelles. La date limite pour les réponses des partis est fixée au vendredi 30 janvier à 18 heures.

Réponses politiques

Plusieurs politiciens bruxellois ont déjà répondu à l’appel. Benjamin Dalle (cd&v Bruxelles) affirme sa volonté de participer, soulignant le besoin urgent d’un gouvernement pleinement habilité à Bruxelles. Ans Persoons (Vooruit.brussels) exprime également son engagement en faveur d’un dialogue constructif.

Elke Van den Brandt (Groen) salue l’effort d’unité démontré par des personnes d’horizons divers qui partagent un amour profond pour Bruxelles. Elle s’engage à participer et exhorte les autres partis à faire de même. Fouad Ahidar (Team Fouad Ahidar) reconnaît que la nécessité pour les citoyens de relancer les négociations témoigne d’un échec du processus politique. Il souligne l’impact néfaste des luttes de pouvoir sur les habitants de Bruxelles, tout en insistant sur l’engagement constant de son équipe en faveur d’un dialogue constructif.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus