Principaux renseignements
- La présidente par intérim Delcy Rodríguez affirme que le Venezuela résoudra ses propres problèmes politiques sans influence extérieure.
- Les États-Unis continuent de faire pression sur le Venezuela pour obtenir un changement de régime, bien qu’ils aient approuvé la nomination de Mme Rodríguez à la tête du pays.
- Les divisions internes au Venezuela compliquent le paysage géopolitique, alors que diverses factions se disputent le pouvoir.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a déclaré avoir atteint ses limites concernant les directives des États-Unis.
Résister à la pression américaine
Rodríguez doit trouver un équilibre délicat depuis qu’elle a pris la tête du pays. Elle doit apaiser les partisans de Maduro au Venezuela tout en satisfaisant la Maison Blanche. Après près d’un mois au pouvoir, Rodríguez a commencé à résister à la pression américaine, qui exige notamment que le Venezuela relance sa production pétrolière.
S’adressant aux travailleurs du secteur pétrolier à Puerto La Cruz, Rodríguez a déclaré que les questions politiques vénézuéliennes devaient être résolues en interne. Elle a souligné le prix élevé que le Venezuela a payé en raison du fascisme et de l’extrémisme à l’intérieur de ses frontières.
Les pressions américaines se poursuivent
La Maison Blanche continue d’exercer des pressions sur le Venezuela après la capture de l’ancien dirigeant Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores début janvier. Maduro fait l’objet de poursuites judiciaires aux États-Unis. Rodriguez, l’ancienne adjointe de Maduro, a affirmé que les États-Unis ne gouvernaient pas le Venezuela, mais elle a évité toute confrontation directe avec Washington.
Au départ, le président Donald Trump avait déclaré que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela après la capture de Maduro, mais il a ensuite soutenu Rodriguez comme dirigeant par intérim. Les États-Unis recherchent la stabilité à Caracas après la destitution de Maduro.
Les divisions internes du Venezuela
Le Venezuela, nation socialiste riche en pétrole, est en conflit avec les États-Unis depuis un quart de siècle. Sur le plan interne, des divisions existent entre les partisans de Maduro, les groupes d’opposition de gauche et les « Chavistas No-Maduristas », partisans d’Hugo Chávez qui critiquent Maduro pour avoir trahi les idéaux socialistes.
Peu après les mesures prises par les États-Unis contre Caracas, l’administration Trump a présenté une série d’exigences au Venezuela, notamment la rupture des relations avec la Chine, l’Iran, la Russie et Cuba, et un partenariat exclusif avec les États-Unis pour la production pétrolière. Rodriguez devait également donner la priorité aux compagnies pétrolières américaines dans les futures ventes de pétrole. Le pétrole est le principal moteur économique du Venezuela, qui détient les plus grandes réserves mondiales de brut extra-lourd, un type de pétrole qui nécessite un raffinage complexe et coûteux, mais qui est compatible avec les raffineries américaines. (uv)
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(ns)

