Principaux renseignements
- Les sanctions occidentales et la perturbation des opérations de raffinage russes réduisent considérablement les exportations russes de fioul vers l’Asie.
- Les acheteurs hésitent en raison du risque accru de sanctions associées au commerce de fioul russe soumis à des sanctions.
- Malgré la complexité de la logistique maritime, l’Asie devrait rester la principale destination des exportations russes de fioul cette année.
Les sanctions occidentales et les perturbations des opérations de raffinage russes entraînent un ralentissement des exportations russes de fioul vers l’Asie au début de l’année 2026.
Attaques de drones
Les exportations russes de fioul vers l’Asie ont considérablement diminué, totalisant environ 1,2 million de tonnes métriques en janvier. Cela représente une baisse pour le troisième mois consécutif et contraste fortement avec les 2,5 millions de tonnes exportées en janvier 2025.
Cette baisse de production est en partie attribuable aux attaques de drones ukrainiens contre les installations de raffinage russes, qui ont entraîné des fermetures temporaires pour réparation depuis octobre. De plus, les conditions météorologiques défavorables en décembre et janvier ont entravé les opérations de chargement des marchandises.
Expédition complexe
La navigation des cargaisons provenant de raffineries sanctionnées est devenue plus complexe en raison des multiples étapes impliquées, notamment les transbordements de navire à navire. Certaines cargaisons sont retenues au mouillage de Port-Saïd en Égypte dans l’attente d’acheteurs.
Malgré ces difficultés, l’Asie devrait rester la principale destination des exportations russes de fioul cette année, à moins que les sanctions ne soient levées. Les principales destinations sont l’Asie du Sud-Est et la Chine, certaines expéditions continuant à être acheminées vers le Moyen-Orient. Il convient de noter que le terminal pétrolier indonésien de Karimun a repris ses importations de fioul russe en décembre et janvier après une pause de six mois.
Singapour
Singapour a reçu 491 000 tonnes de fioul russe en janvier, ce qui représente une baisse par rapport aux chiffres de décembre. D’autres cargaisons continuent d’arriver dans les ports chinois, en particulier ceux de la province du Shandong, où les raffineries indépendantes utilisent le fioul comme matière première alternative au pétrole brut. (uv)
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