Le Royaume-Uni soutient les ambitieux projets éoliens offshore des pays de la mer du Nord


Principaux renseignements

  • Les pays de la mer du Nord visent à construire 100 gigawatts d’énergie éolienne offshore grâce à des projets collaboratifs.
  • Ce pacte en faveur des énergies propres vise à réduire la dépendance aux combustibles fossiles et à renforcer la sécurité énergétique en Europe.
  • Afin d’attirer les investissements privés et de surmonter les défis industriels, un « cadre de financement offshore » sera mis en place.

Le gouvernement britannique a exprimé son soutien aux ambitieux projets d’expansion de l’énergie éolienne offshore des pays de la mer du Nord.

Engagement en faveur des énergies propres

Le ministre britannique de l’Énergie, Ed Miliband, qui participera lundi au sommet de la mer du Nord à Hambourg, a déclaré que le Royaume-Uni s’engageait en faveur des énergies propres afin de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles et de renforcer sa souveraineté et sa diversité énergétiques.

Plusieurs gouvernements européens prévoient de signer lundi à Hambourg un pacte en faveur des énergies propres, s’engageant à construire 100 gigawatts (GW) d’énergie éolienne offshore dans le cadre de projets collaboratifs à grande échelle. L’accord, dont les détails ont été rapportés par Reuters, sera signé par l’Allemagne, la France, la Belgique, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Islande, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Norvège. Il fait suite à l’intensification récente des critiques du président américain Donald Trump à l’encontre des énergies vertes.

Relever les défis de l’industrie

L’objectif initial est de mettre en œuvre des projets d’une capacité maximale de 20 gigawatts d’ici les années 2030. Cette initiative vise à répondre à la pression croissante qui pèse sur l’industrie éolienne offshore. La hausse des coûts de financement et de construction, associée à l’incertitude de la demande en électricité, a conduit à l’échec des enchères de parcs éoliens dans plusieurs pays de la mer du Nord. Afin d’attirer les investissements privés, la mise en place d’un « cadre de financement offshore » (OFF) est prévue.

Les pays de la mer du Nord s’étaient précédemment mis d’accord sur un objectif de 300 GW de capacité éolienne offshore d’ici 2050, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a amplifié les inquiétudes concernant la dépendance de l’Europe vis-à-vis du gaz russe. Actuellement, le débat sur la dépendance croissante vis-à-vis du gaz naturel liquéfié (GNL) provenant des États-Unis fait rage.

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