Principaux renseignements
- L’Inde et l’Union européenne s’apprêtent à signer un accord de libre-échange qui profitera considérablement aux deux parties.
- Cet accord historique prévoit une réduction des droits de douane sur les automobiles européennes, ouvrant ainsi le vaste marché indien.
- Tout en protégeant dans un premier temps son secteur naissant des véhicules électriques, l’Inde adopte une politique automobile plus ouverte pour assurer sa croissance à long terme.
Le prochain sommet entre le Premier ministre indien Narendra Modi et les dirigeants de l’Union européenne promet une avancée significative dans les relations entre l’Inde et l’UE. Le ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar a exprimé son optimisme quant aux résultats potentiels du sommet, soulignant que l’accord de libre-échange prévu et le renforcement du partenariat en matière de défense constituaient des étapes clés.
Les déclarations de Jaishankar font suite à des réunions avec le président du Conseil européen, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui assisteront en tant qu’invités d’honneur aux célébrations de la fête nationale indienne. Von der Leyen a elle-même souligné l’importance historique de l’accord commercial imminent, soulignant son impact sur une vaste population et une part substantielle du PIB mondial.
Changement de politique automobile
L’un des éléments clés des négociations a été la volonté de l’Inde de réduire considérablement les droits d’importation sur les voitures européennes, rapporte Reuters. Selon certaines sources, l’Inde prévoit de réduire ces droits de 110 pour cent à 40 pour cent, ouvrant ainsi son vaste marché automobile à des constructeurs européens tels que Volkswagen, Mercedes-Benz et BMW.
Cette mesure marque un changement important dans la politique automobile de l’Inde, qui a toujours été très protectrice de l’industrie nationale. Cette réduction profitera aux constructeurs automobiles européens en leur permettant de proposer des véhicules importés à des prix plus compétitifs et d’explorer le marché indien avec une gamme plus large de modèles avant de s’engager dans la fabrication locale.
L’accord prévoit également une exemption de cinq ans des réductions des droits d’importation pour les véhicules électriques à batterie afin de protéger les investissements réalisés par les acteurs indiens dans ce secteur émergent. Après cette période initiale, les véhicules électriques seront soumis à des réductions tarifaires similaires à celles applicables aux voitures à moteur à combustion.
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