La Chine enquête sur deux hauts responsables militaires dans le cadre d’une nouvelle phase de sa campagne anti-corruption


Principaux renseignements

  • Le ministère chinois de la Défense enquête sur deux hauts responsables militaires pour corruption présumée.
  • Le président Xi Jinping mène depuis dix ans une campagne anti-corruption visant les hauts fonctionnaires.
  • Cette approche musclée a entraîné la chute de plusieurs personnalités militaires de premier plan et soulève des questions quant à d’éventuelles motivations politiques.

Le ministère chinois de la Défense a annoncé l’ouverture d’une enquête sur deux hauts responsables militaires. La raison invoquée est des violations disciplinaires présumées, un terme qui, en Chine, fait souvent référence à la corruption. Zhang Youxia, le plus haut gradé de Chine en tant que vice-président senior de la Commission militaire centrale (CMC), et Liu Zhenli, chef d’état-major du département d’état-major interarmées de la CMC, font l’objet de cette enquête.

Campagne qui dure depuis dix ans

Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une campagne anticorruption plus large lancée il y a plus de dix ans par le président Xi Jinping. Xi a souligné à plusieurs reprises que la corruption constituait une menace majeure pour le Parti communiste et s’est engagé à poursuivre cette lutte, malgré sa complexité.

Zhang Youxia était absent lors d’une récente réunion officielle présidée par Xi Jinping. Le deuxième vice-président de la CMC, Zhang Shengmin, était également absent. Cela a alimenté les spéculations sur une enquête imminente. Liu Zhenli était également absent de cette réunion.

Exclusions notables

La campagne anti-corruption a conduit à l’exclusion de plusieurs hauts responsables militaires, dont He Weidong et Miao Hua, tous deux accusés de corruption. Dans une autre affaire, l’ancien ministre de la Défense Li Shangfu a été exclu du Parti communiste pour corruption présumée. Son prédécesseur, Wei Fenghe, a fait l’objet d’accusations similaires et a été déféré au parquet.

Si les partisans de cette politique anticorruption la considèrent comme essentielle pour promouvoir la bonne gouvernance, ses détracteurs affirment qu’elle pourrait également servir d’outil à Xi Jinping pour éliminer ses rivaux politiques. (uv)

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