Principaux renseignements
- Les États-Unis prévoient de réduire leur rôle militaire dans la dissuasion nord-coréenne, laissant la Corée du Sud prendre les rênes.
- Ce changement s’inscrit dans la stratégie plus large des États-Unis qui consiste à donner la priorité à la défense du territoire national et à contrer l’influence chinoise dans la région indo-pacifique.
- Le président Trump a déployé des forces vers l’Iran dans un contexte de tensions croissantes, tout en recherchant simultanément une solution pacifique.
Le Pentagone a présenté les grandes lignes d’un changement dans son approche de la dissuasion vis-à-vis de la Corée du Nord, envisageant un rôle plus limité pour les États-Unis tout en permettant à la Corée du Sud d’assumer la responsabilité principale. Cette réduction potentielle des forces américaines dans la péninsule coréenne s’inscrit dans la volonté des États-Unis d’adapter leur posture militaire dans la région.
La Corée du Sud prend les devants
La Corée du Sud, qui accueille déjà environ 28 500 soldats américains et a augmenté son budget de défense pour cette année, est considérée comme capable d’assumer un rôle de premier plan dans la dissuasion de la Corée du Nord, avec un soutien crucial mais réduit des États-Unis.
Ce changement reflète les efforts déployés par la Corée du Sud au cours des deux dernières décennies pour renforcer ses capacités de défense et assumer à terme le commandement des forces combinées américaines et sud-coréennes en temps de guerre. Si la Corée du Sud s’est initialement opposée à toute modification du rôle des troupes américaines, elle a activement œuvré à la réalisation de cet objectif.
Priorité à la stratégie de défense
Le document du Pentagone intitulé « Stratégie de défense nationale », un guide de 25 pages présentant ses politiques, met l’accent sur la priorité accordée à la défense du territoire national. Dans la région indo-pacifique, l’objectif est d’empêcher la Chine de dominer les États-Unis ou leurs alliés. Le document envisage une « paix décente » qui profite à la fois aux Américains et à la Chine, sans mentionner directement Taïwan.
La revendication de la Chine sur Taïwan comme son propre territoire et la possibilité d’une intervention militaire restent des points de discorde. Taïwan maintient sa souveraineté et affirme le droit de son peuple à déterminer son avenir.
Déploiement américain vers l’Iran
Dans le même temps, le président Trump a annoncé le déploiement d’une « armada » vers l’Iran, soulignant sa préférence pour une résolution pacifique tout en mettant en garde contre les actions potentielles de l’Iran concernant les manifestants ou son programme nucléaire. Ces déploiements visent à renforcer les forces américaines dans la région dans un contexte de tensions accrues et à offrir des options pour une action militaire supplémentaire si nécessaire.
Malgré les récents revers, l’Iran s’efforce activement de reconstruire son armée et n’exclut pas la poursuite de son programme d’armement nucléaire. Le Pentagone reconnaît Israël comme un « allié modèle » capable de se défendre.
Europe et Russie
En ce qui concerne l’Europe, le document stratégique du Pentagone adopte une approche plus mesurée que la stratégie de sécurité nationale de Trump de l’année dernière, qui avait suscité la controverse en affirmant que l’Europe risquait de perdre son statut d’allié. Si les États-Unis resteront engagés en Europe, ils donneront la priorité à leur propre défense et à la dissuasion de la Chine.
La Russie est considérée comme une menace « persistante mais gérable » par les membres orientaux de l’OTAN. Le Pentagone vise à fournir à Trump des options pour garantir l’accès militaire et commercial des États-Unis à des sites stratégiques clés dans le monde, y compris le Groenland.
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