Principaux renseignements
- Les forces navales françaises ont intercepté et redirigé un pétrolier russe suspect nommé « Grinch » vers le port de Marseille-Fos pour inspection.
- Le Grinch ferait partie de la « flotte fantôme » russe. Celle-ci transporte du pétrole malgré les sanctions internationales liées à la guerre en Ukraine.
- Cette interception fait suite à un incident similaire en octobre et témoigne des efforts continus visant à lutter contre le commerce illégal de pétrole russe.
La marine française a détourné le pétrolier « Grinch » vers le port de Marseille-Fos pour un examen plus approfondi. Le navire serait membre de la « flotte fantôme » russe. Le parquet de Marseille, compétent en matière maritime, a confirmé le détournement. Il n’a toutefois pas donné plus de détails sur la destination finale du navire.
Arrivée prévue
Selon l’agence de presse française AFP, le Grinch devrait arriver plus tard dans la journée au port de Marseille-Fos. Le pétrolier a été intercepté jeudi dans la partie occidentale de la Méditerranée, entre l’Espagne et le Maroc. La marine française a bénéficié du soutien d’autres pays, dont le Royaume-Uni. Des images diffusées par l’armée française montrent des soldats descendant en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du navire.
Le « Grinch », qui bat pavillon comorien, a quitté début janvier le port arctique russe de Mourmansk. On soupçonne le pétrolier d’opérer sous une fausse identité. Le navire ferait partie d’une flotte mystérieuse qui facilite les exportations de pétrole russe, malgré les sanctions internationales imposées en raison de la guerre en Ukraine.
Sanctions et enquête
Le pétrolier fait l’objet de sanctions de la part du Royaume-Uni, tandis qu’un autre navire portant le même numéro d’immatriculation, le « Carl », fait l’objet de sanctions de la part des États-Unis et de l’Union européenne. Le parquet de Marseille enquête sur ce navire pour non-confirmation présumée de sa nationalité.
Malgré les 19 séries de sanctions imposées par l’UE, la Russie s’est adaptée à la plupart des mesures et continue de vendre des millions de barils de pétrole à des pays comme l’Inde et la Chine à des prix réduits. Une partie importante de ce pétrole, essentiel au financement de la guerre en Ukraine, est transportée par une « flotte fantôme » opérant en dehors des réglementations maritimes occidentales.
Incident précédent
Cet incident fait suite à un événement similaire survenu en octobre, lorsque la France a immobilisé au large de sa côte ouest un autre pétrolier lié à la Russie et soumis à des sanctions, le « Boracay », avant de le libérer après plusieurs jours. Le capitaine chinois du « Boracay » doit comparaître devant la justice française en février pour avoir prétendument fait obstruction aux enquêteurs. (uv)
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