Même s’il n’y a pas de place cette année pour une augmentation salariale supérieure à l’index, les PME peuvent offrir un petit plus à leurs employés par d’autres moyens. Pensez par exemple aux chèques-repas. Cependant, quatre entreprises sur dix n’ont pas les moyens budgétaires pour ça. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le prestataire de services RH SD Worx.
Principaux renseignements
- La norme salariale pour cette année est de 0 pour cent. Les entreprises ne peuvent donc pas accorder à leurs employés une augmentation salariale supérieure à l’index.
- Les employeurs disposent toutefois d’autres options pour offrir un petit plus à leurs employés. Seulement, quatre PME sur dix n’ont pas les moyens budgétaires pour le faire.
- Les chèques-repas sont l’option la plus populaire auprès des employeurs qui souhaitent offrir une rémunération supplémentaire à leurs employés.
Contexte : la marge salariale maximale disponible pour cette année est de 0 pour cent.
- Cela signifie que les salaires seront indexés cette année, mais qu’il n’y aura pas de place pour une augmentation salariale supplémentaire.
- C’est la conséquence de la norme salariale. Celle-ci détermine dans quelle mesure les coûts salariaux peuvent augmenter (au-delà de l’indexation).
- La norme salariale est importante car la Belgique est un petit pays doté d’une économie ouverte, fortement dépendante des exportations vers ces trois pays voisins. Si les coûts salariaux belges augmentent plus rapidement que ceux de nos pays voisins, la compétitivité de notre économie diminue, ce qui a un impact négatif sur l’emploi.
- La norme salariale fixée ne peut être dépassée par des accords intersectoriels, sectoriels, d’entreprise ou individuels.
- Un employeur qui ne respecte pas la norme salariale est passible d’une amende de 250 à 5 000 euros. L’amende est multipliée par le nombre de travailleurs concernés, avec un maximum de 100 travailleurs.
Alternatives à une augmentation salariale
Dans l’actualité : les employeurs disposent d’autres options pour offrir un petit plus à leurs employés. Seulement, quatre entreprises sur dix n’ont pas les moyens budgétaires pour le faire. C’est ce que révèle une enquête menée par SD Worx auprès de 535 PME.
- Les employeurs qui souhaitent et peuvent offrir des avantages supplémentaires à leurs employés optent en premier lieu pour les chèques-repas (25 pour cent), suivis des cadeaux (11 pour cent) et des primes (10 pour cent). Les vélos de société (5 pour cent) et les plans cafétéria (4 pour cent) suivent loin derrière.
- « Le secteur et la taille de l’organisation jouent un rôle : le budget mobilité et les primes sont particulièrement populaires dans les grandes PME, tandis que les cadeaux sont plus fréquents dans les petites PME », explique Anneleen Verstraeten, conseillère PME chez SD Worx.
- Le prestataire de services RH ajoute que l’intérêt pour les chèques-repas a plus que doublé par rapport à 2024 (11 pour cent). Dans le même temps, l’intérêt pour les voitures de société et la participation aux bénéfices diminue : les voitures de société passent de 6 à 3 pour cent et la participation aux bénéfices de 4 à 2,5 pour cent.
- « Rémunération en 2026 : les PME doivent trouver un équilibre entre les attentes des employés et les contraintes budgétaires ; l’augmentation des chèques-repas est la mesure la plus populaire pour 2026, mais les primes sur les bénéfices, les bonus collectifs et la rémunération flexible sont également possibles avec une norme salariale de 0 pour cent », explique M. Verstraeten.
Montant plus élevé des chèques-repas
Explication : il n’est pas surprenant que les chèques-repas soient si populaires auprès des PME. Ils offrent une exonération sociale et fiscale.
- La valeur maximale des chèques-repas passe cette année de 8 à 10 euros. Dans une phase ultérieure, ce montant sera porté à 12 euros. Les employeurs ne sont toutefois pas tenus d’accorder le montant maximal.
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