Principaux renseignements
- La Russie participera aujourd’hui à ses premiers pourparlers de paix trilatéraux avec l’Ukraine et les États-Unis à Abu Dhabi.
- Ces pourparlers, qui pourraient déboucher sur un plan prévoyant la cession de territoires par l’Ukraine, font suite à de récentes réunions diplomatiques entre des personnalités clés des trois pays.
- Malgré la frustration de Zelensky face au soutien insuffisant des alliés européens, l’UE s’est engagée à verser plus de 283 milliards d’euros pour aider l’Ukraine.
La Russie participera aujourd’hui à ses premières négociations de paix trilatérales avec l’Ukraine et les États-Unis à Abu Dhabi. Cette évolution fait suite à de récentes réunions diplomatiques, notamment les discussions entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à Davos et une réunion entre une délégation américaine et Vladimir Poutine à Moscou.
Le Kremlin confirme sa participation
Le Kremlin a confirmé la participation de la Russie après que Poutine ait rencontré Steve Witkoff et Jared Kushner, envoyés spéciaux chargés des efforts de paix menés par Donald Trump. Le Kremlin a qualifié les quatre heures de discussion de productives et franches, mais a émis des réserves quant à la possibilité d’aboutir à une avancée significative. Il a réitéré sa position de longue date selon laquelle une résolution durable nécessite de régler les différends territoriaux, faisant écho à un accord qui aurait été conclu lors du sommet de l’année dernière entre Trump et Poutine en Alaska.
Moscou a souligné son engagement à poursuivre les opérations militaires jusqu’à ce qu’une solution diplomatique soit trouvée. Le président ukrainien Zelensky a laissé entendre que la réunion trilatérale était une initiative de dernière minute proposée par Washington, à la suite de sa rencontre avec Trump à Davos. L’Ukraine sera représentée par le négociateur en chef Rustem Umerov et le chef de cabinet de Zelensky, Kyrylo Budanov, tandis que la Russie enverra l’amiral Igor Kostyukov pour diriger sa délégation lors des pourparlers sur la sécurité aux Émirats arabes unis.
Exploration d’un plan de paix potentiel
Bien qu’aucun accord n’ait été conclu lors de la rencontre entre Trump et Poutine en Alaska en août dernier, certaines sources indiquent qu’ils ont exploré un plan de paix potentiel prévoyant que l’Ukraine cède des territoires en échange de la fin des hostilités. Poutine aurait exprimé son désir de contrôler les régions orientales de Donetsk et Louhansk, y compris les zones qui n’ont pas encore été conquises par les forces russes. Zelensky avait précédemment déclaré que la Russie cherchait à contrôler les parties restantes de Donetsk, englobant ainsi l’ensemble de la région du Donbass, dans le cadre d’une proposition de cessez-le-feu.
Zelensky a rejeté cette proposition, arguant qu’elle rendrait l’Ukraine vulnérable en supprimant sa ligne de défense cruciale et en ouvrant la voie à de nouvelles offensives russes. Cet accord sur des pourparlers trilatéraux fait suite à la récente expression de frustration de Zelensky à l’égard des alliés européens de l’Ukraine lors d’un discours enflammé à Davos. Ses remarques faisaient écho au ton assertif souvent employé par Trump, mettant en garde l’Europe contre son inaction perpétuelle et accusant les pays de ne pas apporter un soutien suffisant.
L’UE répond aux critiques de Zelensky
En réponse aux critiques de Zelensky, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a souligné le soutien considérable apporté à l’Ukraine au cours des quatre dernières années, qui s’élève à plus de 193 milliards d’euros. Elle a en outre annoncé que le Conseil européen avait approuvé une aide supplémentaire de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine au cours des deux prochaines années.
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