PDG de JPMorgan, Dimon, critique le projet de Trump de plafonner les taux des cartes de crédit


Principaux renseignements

  • Jamie Dimon s’oppose fermement au plafonnement à 10 pour cent des taux d’intérêt des cartes de crédit proposé par le président Donald Trump.
  • Les groupes industriels partagent les préoccupations de Dimon, prédisant qu’un plafonnement des taux pourrait entraîner la fermeture de comptes.
  • Malgré le soutien bipartite et les affirmations de Trump selon lesquelles cela permettrait aux emprunteurs d’économiser 100 milliards de dollars (environ 85,4 milliards d’euros) par an, les obstacles politiques et l’opposition de l’industrie rendent le succès de cette proposition incertain.

Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, s’oppose fermement à la proposition du président Donald Trump de plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 pour cent. Dimon affirme qu’un tel plafonnement serait préjudiciable à l’économie, car il risquerait de priver de crédit 80 pour cent des Américains qui comptent sur les cartes de crédit comme source de financement d’appoint.

Préoccupations du secteur

Les groupes industriels font écho aux préoccupations de Dimon, affirmant qu’un plafonnement des taux pourrait entraîner la fermeture ou la restriction des comptes de carte de crédit de millions d’Américains ayant des cotes de crédit faibles. Ils prédisent que les programmes de récompenses seraient réduits et que les pratiques de prêt seraient resserrées pour les personnes ayant des antécédents de crédit moins qu’idéaux.

Malgré ces avertissements, le président Trump maintient que le plafonnement des taux d’intérêt permettrait aux emprunteurs d’économiser environ 100 milliards de dollars (environ 85,4 milliards d’euros) par an et de lever un obstacle important à l’accession à la propriété, à savoir l’augmentation de la dette liée aux cartes de crédit. Cette proposition a recueilli un soutien bipartite surprenant, la sénatrice Elizabeth Warren se déclarant prête à collaborer avec le président sur cette initiative.

Le sénateur Bernie Sanders a présenté un projet de loi similaire proposant un plafonnement des taux d’intérêt à 10 pour cent pour une durée plus longue, mais celui-ci n’a pas encore été adopté par le Congrès.

« Improbable »

Les dirigeants bancaires tels que Dimon et la PDG de Citigroup, Jane Fraser, estiment qu’il est peu probable que le Congrès approuve une mesure aussi radicale. Les dirigeants républicains ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences négatives potentielles, ce qui complique encore davantage le cheminement du projet de loi. (uv)

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