L’OTAN exerce sa préparation au combat dans la région arctique avec Cold Response 26


Principaux renseignements

  • Plus de 25 000 militaires de différents pays participeront à Cold Response 26, un exercice militaire majeur de l’OTAN visant à tester les capacités dans l’Arctique.
  • Le déploiement américain en Norvège comprend des marines, des unités d’opérations spéciales et des avions de l’armée de l’air, démontrant ainsi l’engagement des États-Unis envers l’alliance.

Des milliers de Marines américains se rendent en Norvège ce mois-ci pour participer à un important exercice militaire de l’OTAN appelé Cold Response 26. Les exercices impliqueront plus de 25 000 personnes provenant de divers pays, dont le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni, ainsi qu’environ 3 000 Marines de Camp Lejeune, en Caroline du Nord.

L’exercice, dirigé par la Norvège, est conçu pour tester la capacité de l’OTAN à opérer efficacement dans la région arctique. Le général de division Daniel L. Shipley, commandant des forces du Corps des Marines des États-Unis en Europe et en Afrique, a souligné que Cold Response 26 va au-delà de la réponse aux menaces actuelles. Il met l’accent sur le développement des capacités et le renforcement des moyens de dissuasion afin de prévenir toute agression future et de protéger les intérêts communs.

Détails du déploiement américain

Le déploiement américain comprendra non seulement des Marines, mais aussi des unités d’opérations spéciales, un détachement de Seabees de la Marine et divers avions de l’armée de l’air tels que des F-35A Lightning II, des KC-135 Stratotankers et des HH60W Jolly Green II. Le général de division Farrell J. Sullivan, commandant général de la 2e division des Marines, a souligné que cette participation témoigne de l’engagement de longue date des États-Unis envers l’alliance.

Il a souligné l’importance de la synchronisation des efforts dans tous les domaines pour soutenir les troupes sur le terrain et fournir aux partenaires de l’OTAN une puissance de combat décisive en cas de besoin. L’exercice ne porte pas seulement sur la technologie, mais aussi sur le renforcement de la discipline, de la confiance et de la véritable préparation au combat, démontrant ainsi un engagement sans faille envers la défense collective de l’alliance.

Incertitude dans les relations transatlantiques

Cold Response 26 se déroule dans un contexte d’incertitude entourant les relations transatlantiques. Les récentes déclarations du président Donald Trump au Forum économique mondial de Davos ont suscité la controverse. S’il a déclaré que les États-Unis « n’utiliseraient pas la force » pour acquérir le Groenland, il a toutefois exprimé son souhait d’entamer « des négociations immédiates » en vue de l’achat de ce territoire, le qualifiant de « morceau de glace pour la protection du monde ».

Les propos de Trump ont suscité les critiques des dirigeants européens. Le président français Emmanuel Macron a directement contesté la position de Trump, affirmant que l’Europe ne céderait pas aux « brutes » et « ne tolérerait pas l’érosion de l’État de droit ». La France a ensuite appelé à un exercice militaire de l’OTAN au Groenland, à la suite de l’opération Arctic Endurance menée par le Danemark, dans le cadre de laquelle plusieurs pays européens ont déployé des troupes au Groenland pour ce qui a été décrit comme une mission de reconnaissance. (fc)

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