Ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA) veut encourager le retour volontaire des réfugiés syriens


Principaux renseignements

  • La Belgique souhaite encourager le retour volontaire des réfugiés syriens grâce à une aide à la réintégration sur mesure.
  • Cette initiative vise à bénéficier à la fois aux rapatriés qui reconstruisent leur vie en Syrie et à la Belgique, qui évite ainsi des coûts d’hébergement importants.

La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), souhaite encourager le retour volontaire des réfugiés syriens en renforçant l’aide à la réintégration pour ceux qui choisissent de rentrer chez eux. Reconnaissant la chute du régime d’Assad, Van Bossuyt estime que le retour en Syrie est à nouveau une option viable.

Aide financière et réintégration

Pour encourager cette décision, la ministre propose un système d’aide financière à plusieurs niveaux, financé en partie par l’Union européenne. Le montant de l’aide dépendra de la rapidité avec laquelle un réfugié syrien choisira de rentrer chez lui. Les personnes actuellement en procédure d’asile qui optent pour le rapatriement volontaire peuvent recevoir jusqu’à 5 000 euros. Cette aide diminue progressivement pour ceux qui restent plus longtemps en procédure d’asile. Les personnes résidant illégalement en Belgique et souhaitant rentrer chez elles peuvent prétendre à 3 000 euros.

L’aide à la réintégration ne consiste pas en un versement en espèces, mais plutôt en un soutien concret adapté aux besoins individuels des personnes lors de leur retour en Syrie. Il peut s’agir d’une aide au logement, à l’éducation, aux soins médicaux ou à la création d’une entreprise.

Avantages pour la Belgique

Van Bossuyt souligne que cette initiative profite à la fois aux personnes et à la Belgique. Les rapatriés peuvent reconstruire leur vie dans leur pays d’origine, tandis que la Belgique évite les coûts importants liés à l’hébergement des réfugiés dans les centres d’asile. L’aide est unique et peut être assortie d’une interdiction d’entrée sur le territoire afin d’éviter tout abus du système.

En outre, Van Bossuyt réaffirme son engagement à appliquer les retours forcés pour ceux qui refusent de coopérer. Cela comprend le renforcement des capacités d’escorte, l’augmentation de la capacité des centres fermés et la négociation d’un plus grand nombre d’accords de rapatriement avec les pays d’origine. La priorité sera donnée aux personnes qui ont été condamnées pour des crimes et qui résident illégalement en Belgique. (uv)

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