Principaux renseignements
- Le président américain Donald Trump souhaite créer un ‘Conseil de Paix’ afin de résoudre les conflits mondiaux par le biais d’un forum qu’il dirigerait.
- Le Conseil a reçu le soutien de certains pays, notamment des alliés du Moyen-Orient et des pays avec lesquels les relations américaines sont tendues.
- Malgré l’ambition de compléter les institutions internationales existantes, la structure non conventionnelle de cette initiative et les pouvoirs exécutifs étendus de Trump soulèvent des inquiétudes quant à son efficacité et à son potentiel d’unilatéralisme.
L’initiative du président américain Donald Trump, baptisée ‘Conseil de la Paix’, vise à résoudre les conflits mondiaux en réunissant les dirigeants mondiaux. Si cette idée a reçu le soutien de certains pays, y compris ceux qui entretiennent des relations historiquement tendues avec les États-Unis, elle a également suscité des critiques et du scepticisme.
Trump envisage le Conseil comme un forum destiné à résoudre les conflits dans le monde entier. Il en serait le premier président et disposerait d’un pouvoir exécutif important, selon un projet de charte obtenu par Reuters. La durée du mandat des membres serait limitée à trois ans, à moins que les pays ne versent 1 milliard de dollars (environ 855,2 millions d’euros) pour obtenir un statut permanent.
Inclusion controversée
Plusieurs pays ont déjà accepté l’invitation de Trump. Des alliés du Moyen-Orient tels qu’Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont accepté. La Turquie et la Hongrie, membres de l’OTAN, dont les dirigeants entretiennent des relations étroites avec Trump, ont également accepté de participer. Parmi les autres ajouts notables, citons l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui ont récemment signé un accord de paix négocié par les États-Unis.
L’inclusion du président biélorusse Alexandre Loukachenko a suscité des interrogations, compte tenu du bilan de son pays en matière de droits de l’homme et de son alignement avec la Russie dans la guerre en Ukraine.
Refus et réserve
Dans le même temps, des alliés traditionnels comme la Norvège et la Suède ont décliné l’invitation de Trump. L’Italie est confrontée à des problèmes constitutionnels liés à l’adhésion à une initiative menée par un seul pays. La France devrait refuser de participer, ce qui a incité Trump à menacer d’imposer des droits de douane élevés sur le vin et le champagne français.
Le Canada a manifesté un intérêt provisoire, mais attend des détails supplémentaires. Les principaux partenaires des États-Unis, notamment le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon, n’ont pas encore déclaré publiquement leur position. L’Ukraine reste hésitante, invoquant le conflit en cours avec la Russie.
Pouvoirs
L’autorité juridique et les mécanismes d’application du Conseil restent flous. Sa charte promet le respect du droit international, mais la manière dont il interagira avec les organisations internationales existantes telles que les Nations unies reste incertaine. Les pouvoirs exécutifs étendus de Trump, notamment son droit de veto sur les décisions et sa capacité à révoquer des membres, ont suscité des inquiétudes quant à un éventuel unilatéralisme.
Trump insiste sur le fait que le ‘Conseil de Paix’ complète les Nations unies plutôt que de les remplacer. Cependant, l’approche non conventionnelle de cette initiative et son association étroite avec un seul dirigeant ont suscité un débat quant à son efficacité et à son impact potentiel sur la diplomatie mondiale. (uv)
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