Principaux renseignements
- Les droits de douane proposés par le président Trump sur les produits européens ont provoqué un ralentissement des marchés mondiaux, alimenté par les craintes d’une escalade des tensions commerciales.
- Les dirigeants bancaires préconisent une réponse mesurée à la menace tarifaire, appelant à observer calmement la situation avant d’agir.
- Bien que les conséquences directes des tarifs soient gérables, il convient de mettre en garde contre les éventuelles conséquences indirectes.
Les marchés mondiaux ont connu un ralentissement mardi après l’annonce par le président Trump de nouveaux droits de douane potentiels. L’indice STOXX Europe 600 a reculé de 0,7 pour cent. La réaction du marché a été alimentée par les craintes d’une escalade des tensions commerciales, qui rappellent le « Liberation Day » d’avril dernier.
Les dirigeants bancaires préconisent une réponse mesurée
Dans ce contexte d’incertitude, les dirigeants bancaires ont appelé à une réponse mesurée. C’est ce qu’annonce le site d’information américain CNBC. La PDG de la Commerzbank, Bettina Orlopp, a souligné l’importance de rester calme et d’observer l’évolution de la situation avant de réagir. Elle a mis en avant les leçons tirées des événements liés aux droits de douane de l’année dernière, suggérant qu’une approche réfléchie est cruciale.
L’impact sur les banques européennes a été considérable : l’indice Stoxx 600 Banks a chuté de 1 % mardi. Cette baisse des cours fait suite à la proposition de Trump d’imposer des droits de douane sur les marchandises européennes provenant de certains États membres de l’UE, à hauteur de 10 pour cent dans un premier temps, pouvant aller jusqu’à 25 pour cent. Il vise ainsi les pays qui envoient des militaires au Groenland.
Naviguer dans la volatilité comme « nouvelle norme »
Anthony Gutman, co-PDG de Goldman Sachs International, a reconnu que la volatilité actuelle était « la nouvelle norme », suggérant que les investisseurs devraient se préparer à une incertitude persistante. Il s’est montré optimiste quant aux perspectives économiques de l’Europe, tout en avertissant que les droits de douane compliquaient la prise de décisions cruciales pour les entreprises.
Steven Van Rijswijk, PDG du groupe ING, a évoqué la capacité de l’Europe à surmonter les défis liés aux droits de douane l’année dernière. Il a toutefois souligné l’utilisation croissante des politiques commerciales comme outil géopolitique, la qualifiant de « signal d’alarme » pour le continent. Il s’est dit préoccupé par les implications à long terme de la rhétorique actuelle autour des droits de douane et des revendications territoriales, soulignant que cette instabilité entrave la croissance économique.
Le besoin de stabilité et de prévisibilité
M. Van Rijswijk a souligné la nécessité de politiques stables et prévisibles à long terme, arguant que ces facteurs sont essentiels à la santé des économies et des institutions financières. Si les effets directs des droits de douane peuvent être gérables, il a mis en garde contre les conséquences indirectes potentielles, telles que la perturbation des flux commerciaux, la réticence à investir et la délocalisation des sites de production.
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