La tentative de formation d’un gouvernement à Bruxelles a de nouveau échoué : l’avenir politique de la capitale est incertain


Principaux renseignements

  • « Les manœuvres politiques » ont contrecarré les efforts d’Yvan Verougstraete pour former un gouvernement viable à Bruxelles.
  • Les négociations en vue d’une coalition de centre-gauche se sont heurtées à des obstacles insurmontables en raison d’objectifs budgétaires contradictoires.
  • Bruxelles fait face à un avenir incertain, car l’échec de la formation d’un nouveau gouvernement laisse les habitants avec un gouvernement intérimaire pour potentiellement trois années supplémentaires.

Yvan Verougstraete, du parti Les Engagés, a officiellement mis fin à sa tentative de former un gouvernement à Bruxelles. Il estime que les postures politiques empêchent la mise en place d’une solution viable pour les habitants de Bruxelles. C’est ce que rapporte Bruzz.

L’objectif initial de Verougstraete était de créer une coalition de centre-gauche avec sept partis : le PS, Les Engagés, Ecolo, DéFI, Groen, Vooruit et le cd&v. Alors qu’il espérait que cette coalition pourrait surmonter les défis posés par l’absence du parti MR, il s’est finalement heurté à des obstacles insurmontables.

Négociations compliquées

Les négociations ont été compliquées par plusieurs facteurs. Anders (anciennement Open Vld), dirigé par Frédéric De Gucht, a insisté sur l’équilibre budgétaire d’ici 2029, un objectif qui n’a pas reçu le soutien des autres partis. De plus, Dirk De Smedt, ministre bruxellois du Budget d’Anders, a refusé de participer à d’autres discussions, préférant poursuivre l’élaboration d’un budget pour 2026 par les voies gouvernementales existantes.

DéFI, sentant l’inutilité des négociations en cours, s’est retiré. Verougstraete avait déjà revu ses attentes à la baisse, passant de l’obtention d’un budget pluriannuel et d’un accord de coalition à la simple réalisation d’un budget pour 2026. Son invitation à De Smedt à se joindre aux discussions a été rejetée, laissant Verougstraete isolé et reprochant à Anders/Open Vld d’avoir choisi le « chaos ».

Avenir

Verougstraete soutient que le maintien du gouvernement intérimaire actuel pendant trois années supplémentaires est intenable et préjudiciable au bien-être de Bruxelles. L’échec de la formation Guinness met en évidence les profondes divisions politiques au sein de la région et soulève de sérieuses questions quant à l’avenir de la gouvernance à Bruxelles.

Pour l’instant, personne ne semble savoir comment les choses vont évoluer. De nouvelles élections semblent inévitables, mais cela s’avère très difficile sur le plan juridique.

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