Principaux renseignements
- Le commandant des forces armées suédoises propose un scénario hypothétique dans lequel la Russie occuperait une île de la Baltique afin de tester les capacités de réaction de l’OTAN.
- Cette tactique de « zone grise » vise à tester l’unité et la détermination de l’OTAN sans déclencher une guerre à grande échelle.
- L’OTAN se prépare activement à de tels scénarios de guerre hybride par le biais d’exercices tels que Steadfast Dart-2026, qui testeront le déploiement rapide de ses forces de réaction.
Le commandant des forces armées suédoises a récemment présenté un scénario hypothétique lors d’une conférence sur la sécurité, suggérant que la Russie pourrait occuper temporairement une île de l’archipel nord de la mer Baltique afin de tester la réaction de l’OTAN. C’est ce qu’écrit The Baltic Sentinel. Tout en soulignant que ce scénario était purement spéculatif, le commandant a expliqué qu’une telle action pourrait être présentée par la Russie comme nécessaire pour protéger le trafic maritime ou garantir la liberté de navigation.
Tester la réaction de l’OTAN
Le commandant a principalement fait valoir qu’une incursion limitée de ce type ne viserait pas à gagner du territoire, mais plutôt à tester la capacité de l’OTAN à agir rapidement et collectivement en vertu de sa clause de défense mutuelle, l’article 5. Il a mis en garde contre les dangers des tactiques de « zone grise », dans lesquelles les adversaires exploitent l’ambiguïté et l’hésitation au lieu de s’engager dans une guerre ouverte. Si l’OTAN ne réagissait pas de manière décisive à un tel événement, cela pourrait être interprété comme un signe de faiblesse et de désunion, ce qui pourrait encourager de nouvelles agressions.
Si une guerre directe entre la Russie et l’OTAN reste peu probable, le commandant estime qu’une escalade progressive par le biais de tactiques hybrides est plus probable. Ces tactiques visent à atteindre des objectifs stratégiques tout en restant en deçà du seuil de la guerre ouverte. L’occupation d’une petite zone comme une île de la Baltique s’inscrirait dans cette stratégie, servant de « démonstration symbolique de force » suivie d’une période d’observation pour évaluer la réaction de l’OTAN.
Préparatifs de l’OTAN
L’OTAN se prépare activement à de tels scénarios par le biais d’exercices tels que Steadfast Dart-2026, qui testera le déploiement et les mouvements rapides de ses forces de réaction. Prévu pour début 2026, cet exercice mobilisera des milliers de soldats de plusieurs pays de l’OTAN.
Outre les inquiétudes suscitées par les actions de la Russie dans la région baltique, des rapports font état d’une ingérence croissante dans les systèmes de navigation civils, que les autorités suédoises et finlandaises attribuent à la Russie.
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