Principaux renseignements
- La fusée Space Launch System de la NASA va entreprendre un voyage crucial de six kilomètres entre le bâtiment d’assemblage et la rampe de lancement 39B.
- Ce « déploiement » permettra aux responsables de la mission d’évaluer l’état de préparation de la fusée pour Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis plus de cinquante ans.
- Une répétition générale réussie sur la rampe de lancement permettra à la NASA de fixer une date de lancement définitive pour Artemis II.
Aujourd’hui marque une étape importante dans l’ambitieux programme Artemis de la NASA, alors que la fusée Space Launch System, équipée de la capsule Orion, entame son lent voyage depuis le bâtiment d’assemblage des véhicules vers la rampe de lancement historique 39B du Centre spatial Kennedy. Ce « rollout » est une étape cruciale dans la préparation d’Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis plus d’un demi-siècle.
Évaluation de l’état de préparation de la fusée
Le déploiement permettra aux responsables de la mission d’évaluer l’état et la préparation de la fusée avant de fixer une date de lancement officielle.
John Honeycutt, président de l’équipe de gestion de la mission Artemis II, a accueilli cet événement mémorable avec enthousiasme : « C’est pour des jours comme celui-ci que nous vivons. »
Équipage et objectifs de la mission Artemis II
Artemis II, dont le lancement est provisoirement prévu entre le 6 et le 11 février (avec des fenêtres alternatives en mars et avril), verra un équipage de quatre personnes, composé des astronautes de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que de l’astronaute canadien Jeremy Hansen, passer dix jours en orbite autour de la Terre et de la Lune.
Le trajet entre le bâtiment d’assemblage des véhicules et la rampe de lancement devrait prendre jusqu’à 12 heures. La gigantesque fusée, qui pèse 11 millions de livres, sera transportée sur un transporteur à chenilles à une vitesse d’environ un mile par heure.
Préparation du lancement
À leur arrivée à la rampe de lancement, les équipes se prépareront pour une « répétition générale », simulant les procédures de lancement, notamment le ravitaillement de la fusée en carburant et le compte à rebours jusqu’à T-moins 29 secondes. Le directeur du lancement d’Artemis, Charlie Blackwell-Thompson, a expliqué que la répétition générale reflétera fidèlement le jour du lancement, les principales différences étant la présence de l’équipage sur la rampe et la poursuite au-delà de la marque des 29 secondes.
Cette répétition est cruciale pour identifier tout problème potentiel, tel qu’une fuite de carburant ou un dysfonctionnement technique. Si des problèmes surviennent, la fusée devra peut-être être renvoyée au bâtiment d’assemblage des véhicules pour des travaux supplémentaires. Cependant, une répétition réussie permettra à la NASA d’annoncer la date de lancement prévue.
Des tests rigoureux pour Artemis II
Artemis II représente le test le plus rigoureux à ce jour pour le système de lancement spatial et le vaisseau spatial Orion, car c’est la première fois que ces systèmes transporteront un équipage humain. Les astronautes effectueront des tests essentiels sur les capacités d’amarrage et les systèmes de survie du vaisseau spatial tout en orbitant autour de la Terre et de la Lune.
Le succès de la mission Artemis II ouvrira la voie à Artemis III, prévue pour 2027, qui vise à faire atterrir des astronautes près du pôle sud de la Lune. Ce regain d’intérêt pour l’exploration lunaire reflète l’intensification de la course à l’espace entre les États-Unis et la Chine, les responsables chinois ayant annoncé leur intention d’envoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2030.
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