Poutine joue le rôle de médiateur entre l’Iran et Israël


Principaux renseignements

  • Vladimir Poutine joue le rôle de médiateur entre l’Iran et Israël afin d’apaiser les tensions croissantes dans la région.
  • La Russie critique l’intervention américaine et soutient l’Iran sur le plan diplomatique aux Nations unies.
  • L’Organisation de coopération de Shanghai condamne les sanctions occidentales contre l’Iran, qu’elle considère comme la cause principale des troubles récents.

L’escalade de la situation en Iran a incité le président russe Vladimir Poutine à jouer un rôle de médiateur. Poutine a eu des entretiens téléphoniques séparés avec le président iranien Masoud Pezeshkian et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu, dans le but d’apaiser les tensions dans la région.

Moscou, allié de longue date de Téhéran, a critiqué les menaces d’intervention militaire du président américain Donald Trump à la suite de la répression des récentes manifestations en Iran. L’année dernière, Israël et les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des installations nucléaires iraniennes, et l’Iran s’est engagé dans un conflit de 12 jours avec Israël.

Réaffirmation du partenariat stratégique

La conversation téléphonique entre Poutine et Pezeshkian a réaffirmé l’engagement de la Russie à renforcer son partenariat stratégique avec l’Iran. Ce partenariat a été officialisé l’année dernière dans un accord conclu pour une durée de vingt ans. Pezeshkian a exprimé sa gratitude pour le soutien apporté par la Russie à l’Iran aux Nations unies.

Au cours de sa conversation avec Netanyahu, Poutine a souligné la volonté de la Russie de poursuivre ses efforts de médiation et de promouvoir un dialogue constructif impliquant toutes les parties concernées. Il a exposé sa vision pour renforcer la stabilité au Moyen-Orient. Pezeshkian a informé Poutine des efforts continus de l’Iran pour normaliser la situation interne.

Urgence partagée pour la désescalade

Les deux dirigeants ont convenu de l’urgence d’une désescalade. Cela vaut pour les tensions autour de l’Iran et dans la région au sens large. Ils s’efforcent de trouver une solution par la voie politique et diplomatique. Ils ont également réaffirmé leur attachement à leur partenariat stratégique et à la mise en œuvre de projets économiques communs.

Organisation de coopération de Shanghai condamne l’ingérence

L’Organisation de coopération de Shanghai, un groupe multilatéral comprenant la Russie, la Chine, l’Inde et l’Iran, a condamné l’ingérence extérieure dans les affaires iraniennes et attribué les troubles aux sanctions occidentales. L’organisation a affirmé que les sanctions unilatérales ont considérablement compromis la stabilité économique de l’Iran, exacerbé les conditions de vie de ses citoyens et entravé la capacité du gouvernement à mettre en œuvre des programmes de développement socio-économique.

Manifestations constituent un défi majeur

Les manifestations, attisées par la hausse de l’inflation dans une économie paralysée par les sanctions, constituent l’un des plus grands défis pour le leadership spirituel de l’Iran depuis la révolution islamique de 1979. Toute menace pesant sur le régime iranien susciterait de vives inquiétudes à Moscou, après la récente perte d’un autre allié clé au Moyen-Orient, le président syrien Bachar al-Assad.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a été interrogé sur la nature du soutien russe. Il a déclaré que la Russie aidait non seulement l’Iran, mais toute la région. Selon lui, Moscou contribue à la stabilité et à la paix régionales grâce aux efforts du président pour apaiser les tensions.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!

Plus