Principaux renseignements
- Les États-Unis génèrent 30 pour cent de bénéfices supplémentaires grâce aux ventes de pétrole vénézuélien par rapport au régime Maduro.
- L’augmentation de la production pétrolière vise à relancer le secteur énergétique vénézuélien en difficulté et à profiter aux deux pays.
- Malgré les promesses d’investissement, les inquiétudes de l’industrie persistent concernant la stabilité politique du Venezuela et les mesures prises par le passé à l’encontre des compagnies pétrolières étrangères.
Les États-Unis tirent un avantage financier considérable des ventes de pétrole vénézuélien, obtenant des prix environ 30 pour cent plus élevés que ceux obtenus précédemment par le régime Maduro. Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, a révélé cette évolution positive lors d’un récent événement organisé par l’industrie.
Ce succès fait suite à la vente initiale de pétrole vénézuélien d’une valeur d’environ 500 millions de dollars (environ 430,6 millions d’euros), d’autres ventes étant prévues dans un avenir proche.
Intervention américaine
La capture de l’ancien président Nicolás Maduro au début du mois par les forces spéciales américaines a ouvert la voie à cette augmentation des profits. L’administration Trump a l’intention de vendre entre 30 et 50 millions de barils de pétrole vénézuélien actuellement soumis à des sanctions américaines, dont le produit sera reversé à la fois au Venezuela et aux États-Unis.
Le Venezuela possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole brut au monde, estimées à 303 milliards de barils. Cependant, des années de sous-investissement ont gravement nui à son industrie pétrolière, entraînant une baisse spectaculaire de la production, qui est passée d’un pic de 3,5 millions de barils par jour dans les années 1990 à environ 800 000 barils par jour actuellement.
Promesses d’investissement
Le président Donald Trump a annoncé des plans d’investissement substantiels dans le secteur énergétique vénézuélien, les compagnies pétrolières s’engageant à investir au moins 100 milliards de dollars (environ 86,1 milliards d’euros) dans les efforts de reconstruction. Les États-Unis se sont engagés à assurer la sécurité afin de garantir aux investisseurs des rendements élevés.
Malgré cet engagement, certains dirigeants du secteur restent prudents, invoquant des inquiétudes quant à l’instabilité actuelle du marché vénézuélien. Le PDG d’Exxon, Darren Woods, par exemple, a qualifié le marché d’« ininvestissable » dans son état actuel.
Ce scepticisme découle des mesures prises par le passé par le Venezuela à l’encontre des compagnies pétrolières étrangères. En 2007, le Venezuela a saisi les actifs appartenant à Exxon et ConocoPhillips, laissant des milliards de dollars de créances impayées issues de procédures d’arbitrage.
Reprise de la production pétrolière
La reprise de la production pétrolière vénézuélienne intervient à un moment où les marchés mondiaux sont confrontés à une surproduction, ce qui exerce une pression à la baisse sur les prix. Malgré ce contexte difficile, les contrats à terme sur le Brent ont connu une légère hausse, s’établissant à 64,31 dollars le baril à 10h44.
Baron Lamarre, ancien directeur des opérations chez Petronas et cofondateur d’Index, a souligné les défis politiques sous-jacents auxquels est confrontée l’industrie pétrolière vénézuélienne. Il a insisté sur le fait que la confiance des investisseurs dépend de la stabilité politique à long terme, qui reste difficile à atteindre dans le contexte actuel.
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