Principaux renseignements
- L’entreprise de transport public bruxelloise (STIB) fait l’objet de vives critiques en raison de la forte augmentation des dépenses consacrées aux consultants externes, qui ont atteint 48,5 millions d’euros en 2024.
- Malgré les dépenses élevées en services de conseil, la STIB rencontre des problèmes de qualité de service et une réduction des services destinés aux personnes handicapées.
- Le manque de transparence alimente les inquiétudes quant à une éventuelle mauvaise gestion financière au sein de la STIB.
L’entreprise de transport public bruxelloise (STIB) est dans la ligne de mire en raison de ses dépenses importantes en consultants externes, qui se sont élevées à 239 millions d’euros au total entre 2019 et 2024. Rien qu’en 2024, ces dépenses ont atteint un pic de 48,5 millions d’euros.
Critiques des partis d’opposition
Les partis d’opposition ont critiqué cette tendance, soulignant le contraste entre ces coûts externes substantiels et les mesures d’austérité mises en œuvre au sein de la STIB, qui ont un impact négatif sur la qualité du service et les conditions de travail des employés. Ils citent les problèmes récurrents du réseau de métro et la réduction des services destinés aux personnes handicapées comme preuves d’un mauvais ordre des priorités.
Certains projets spécifiques, tels que l’application Floya développée pour 14 millions d’euros, ont été remis en question en raison de leur portée limitée et de la duplication des fonctionnalités existantes. Des inquiétudes ont également été exprimées concernant des contrats de conseil qui dépasseraient 1 000 euros par jour. Le fait que même le contrat de gestion de la STIB ait été sous-traité à des consultants a encore alimenté la controverse.
Manque de transparence
Le manque de transparence concernant ces dépenses est un autre point de discorde majeur. Le ministre chargé de la mobilité, Van den Brandt, a admis ne pas être en mesure de justifier pleinement ces dépenses dans le cadre des questions parlementaires, ce qui a donné lieu à des accusations de mauvaise gestion financière potentielle et de mépris de la responsabilité publique.
La ministre a défendu ces dépenses en soulignant la nécessité de disposer d’une expertise informatique et technique spécialisée, arguant que ces profils rares sont difficiles à recruter en interne. Elle a souligné que 90 pour cent du budget de consultation pour 2024 est lié au plan d’investissement pluriannuel de la STIB. Cependant, l’opposition reste sceptique, suggérant que le personnel de la STIB forme souvent des consultants qui finissent par effectuer eux-mêmes les tâches, ce qui entraîne une baisse de l’expertise interne.
Dépendance vis-à-vis des cabinets externes
La controverse autour des dépenses de conseil de la STIB reflète un problème plus large de dépendance excessive vis-à-vis des cabinets externes au sein du gouvernement belge, qui a suscité des critiques pour des pratiques similaires au niveau fédéral. L’opposition prévoit d’examiner ces dépenses de plus près avec l’aide de la Cour des comptes. (uv)
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