L’économie allemande connaît sa première croissance depuis 2022


Principaux renseignements

  • L’économie allemande a connu une croissance de 0,2 pour cent en 2025, marquant sa première expansion depuis 2022.
  • L’augmentation des dépenses publiques consacrées à la modernisation militaire et à la rénovation des infrastructures a alimenté cette croissance.
  • Malgré ces signes positifs, les économistes soulignent la nécessité de poursuivre les réformes afin d’assurer une reprise économique durable.

L’économie allemande a montré des signes de reprise, enregistrant une croissance pour la première fois depuis 2022. Cette évolution positive a été principalement alimentée par l’augmentation des dépenses publiques visant à remédier à un ralentissement industriel prolongé. Le produit intérieur brut (PIB) du pays a augmenté de 0,2 pour cent en 2025, conformément aux attentes des analystes, marquant un revirement après deux années consécutives de contraction.

Les moteurs de la croissance

Cette croissance a été largement tirée par les dépenses de consommation et les dépenses publiques, tandis que les investissements ont diminué et que le commerce international a freiné l’économie. Le secteur industriel allemand a été confronté à des défis importants ces dernières années, notamment une crise énergétique, des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement pour des intrants essentiels et l’impact des tensions commerciales mondiales initiées par président Donald Trump.

Le projet du chancelier Friedrich Merz d’investir massivement dans la modernisation militaire et la mise à niveau des infrastructures a suscité un optimisme quant à une éventuelle reprise économique. Toutefois, les économistes avertissent que ces dépenses ne suffiront peut-être pas à garantir une croissance durable et soulignent la nécessité de réformes supplémentaires pour renforcer la demande.

Montée du populisme et vulnérabilité des infrastructures

Merz reconnaît l’urgence de la situation et souligne la précarité de certains secteurs dans ses communications avec les législateurs. Des rapports récents publiés par de grands constructeurs automobiles tels que Volkswagen et BMW ont souligné ces préoccupations, révélant une chute des ventes sur des marchés clés comme les États-Unis et la Chine en raison des tensions commerciales et de la concurrence des rivaux asiatiques. L’industrie automobile allemande risque de perdre 100 000 emplois d’ici la fin de la décennie, ce qui suscite des inquiétudes quant au chômage.

La frustration face à la situation économique se reflète dans le soutien croissant accordé aux partis de droite tels que l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui arrive en tête dans certains sondages d’opinion. Par ailleurs, un récent incendie criminel visant des infrastructures critiques à Berlin a mis en évidence la vulnérabilité des systèmes vieillissants du pays, due à des années de sous-investissement. La panne d’électricité qui en a résulté a perturbé la vie de milliers de foyers et d’entreprises.

Signes de reprise

Les données publiées récemment suggèrent que l’Allemagne pourrait entrer dans une phase de reprise. Les commandes industrielles et la production industrielle ont connu une augmentation significative en octobre et novembre, grâce aux contrats de défense qui ont amélioré les perspectives du fabricant d’armes Rheinmetall.

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(ns)

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