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Les gouvernements européens font pression pour la nomination d’un négociateur chargé de représenter leurs intérêts dans les pourparlers de paix sur l’Ukraine.
Cette initiative vise à garantir que les préoccupations de l’Europe soient prises en compte et que ses lignes rouges soient respectées pendant les négociations.
Malgré des désaccords sur certains points précis, l’Union européenne cherche à s’imposer comme un acteur clé dans la résolution du conflit.
Les gouvernements européens font pression pour que l’Union européenne nomme un négociateur qui représenterait leurs intérêts dans les discussions concernant l’Ukraine, rapporte Politico. Cela découle de la crainte que les États-Unis ne parviennent à un accord avec la Russie sans tenir compte du point de vue de l’Europe.
Rôle à la table des négociations
La France et l’Italie ont été les principaux promoteurs de cette initiative, obtenant le soutien de la Commission européenne et de plusieurs autres États membres. Les partisans de cette initiative font valoir qu’il est essentiel pour l’UE d’avoir un représentant à la table des négociations afin de faire respecter ses lignes rouges, telles que l’adhésion potentielle de l’Ukraine à l’OTAN.
La nomination proposée marquerait un changement significatif dans l’engagement de l’Europe dans les pourparlers bilatéraux en cours menés par le président américain Donald Trump. Alors que le continent cherche à démontrer sa volonté de jouer un rôle central dans la résolution du conflit qui dure depuis quatre ans, le président français Emmanuel Macron et la Première ministre italienne Giorgia Meloni ont activement appelé à l’établissement de canaux diplomatiques avec le dirigeant russe Vladimir Poutine et son entourage. Cela malgré les revers essuyés dans les pourparlers de paix à la Maison Blanche.
Les désaccords persistent
Si l’idée bénéficie d’un soutien croissant, des désaccords persistent quant aux détails de la position à adopter. Les tentatives de Donald Trump pour conclure un accord ont jusqu’à présent échoué, le Kremlin refusant de transiger sur sa demande que l’Ukraine cède d’importants territoires actuellement occupés par les troupes russes.
Des discussions sont en cours à Bruxelles concernant la contribution potentielle de l’UE à d’éventuelles négociations et la manière de garantir que Trump ne néglige pas les préoccupations européennes. Les responsables soulignent l’importance d’une communication directe avec Washington et Moscou, insistant sur le fait que certaines questions ont un impact direct sur la sécurité européenne et nécessitent un engagement allant au-delà du dialogue entre les États-Unis et la Russie.
Appel à l’assertivité
Kurt Volker, ancien envoyé américain pour les négociations avec l’Ukraine, suggère que Bruxelles doit se montrer plus assertive si elle souhaite participer aux pourparlers. Il souligne la nécessité de disposer de canaux de communication indépendants, qu’ils conduisent ou non à une participation directe aux côtés des Américains et des Russes.
L’idée d’un envoyé spécial a été discutée pour la première fois par les dirigeants européens lors d’un sommet de l’UE en mars dernier. Bien que la proposition ait reçu un large soutien, aucune décision concrète n’a été prise.
Portée et représentation
Une question clé concernant ce rôle est sa portée. Doit-il se concentrer uniquement sur la représentation de Bruxelles dans les discussions aux côtés de Kiev ou englober un engagement plus large avec Moscou ?
Kaja Kallas, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, s’est toujours positionnée comme la principale candidate pour tout rôle de négociation concernant l’avenir de l’Ukraine. En tant qu’alliée fidèle de Kiev, elle a joué un rôle déterminant dans le ralliement des soutiens en faveur de sanctions plus sévères contre la Russie.
Cependant, la nomination d’un envoyé spécial soulève des questions quant à la représentation et à la hiérarchie. Relèverait-il de la compétence du président de la Commission ou du Conseil ? Qui aurait le dernier mot sur les décisions diplomatiques ? Ce sont là des considérations cruciales qui restent en suspens.
Candidats
Bien qu’il n’y ait pas encore de candidats officiels, plusieurs noms ont été avancés pour le poste potentiel. L’ancien Premier ministre italien Mario Draghi a été suggéré par des responsables italiens, tandis que le président finlandais Alexander Stubb est également considéré comme un candidat possible en raison de son expérience diplomatique et de ses liens étroits avec Washington et Moscou.
Malgré les discussions préliminaires, les responsables de l’UE soulignent qu’il n’existe actuellement aucun poste d’envoyé spécial et que toute discussion sur les candidats est prématurée. Ils reconnaissent toutefois la possibilité qu’un tel poste puisse voir le jour à l’avenir. (fc)