Taux d’épargne des ménages en baisse : la consommation croît plus vite que le revenu


Principaux renseignements

  • Les dépenses de consommation ont dépassé la croissance des revenus, entraînant une baisse du taux d’épargne des ménages dans la zone euro.
  • La part des bénéfices des entreprises dans la zone euro a légèrement diminué en raison d’une croissance plus rapide des rémunérations des salariés et des impôts par rapport à la valeur ajoutée brute.
  • Malgré cette légère baisse des profits, le taux d’investissement des entreprises a légèrement augmenté au troisième trimestre 2025.

Le taux d’épargne des ménages dans la zone euro a reculé à 15,1  pour cent au troisième trimestre 2025, contre 15,4 pour cent au trimestre précédent, selon Eurostat. Cette baisse s’explique par une augmentation plus rapide de la consommation des ménages que du revenu disponible brut. Concrètement, la consommation a progressé de 0,9  pour cent, tandis que le revenu disponible brut a augmenté de 0,6 pour cent.

Parallèlement, le taux d’investissement des ménages dans la zone euro est resté stable à 9,0 pour cent au troisième trimestre 2025. La progression des investissements bruts en capital fixe a suivi celle du revenu disponible brut (+0,7 pour cent contre +0,6 pour cent).

Part des bénéfices des entreprises non financières en baisse

Sur la même période, la part des bénéfices des entreprises (non financières) dans la zone euro a légèrement reculé, passant de 39,2 pour cent à 39,1 pour cent. Cette baisse s’explique par une croissance légèrement plus rapide de la rémunération des salariés – salaires et cotisations sociales inclus – ainsi que des impôts nets sur la production par rapport à la valeur ajoutée brute. Les deux indicateurs ont augmenté de 1,2 pour cent après arrondi.

Le taux d’investissement des entreprises dans la zone euro a légèrement augmenté, passant de 21,6 pour cent à 21,7 pour cent au cours du troisième trimestre 2025. Cette hausse s’explique par une croissance plus rapide de la formation brute de capital fixe des entreprises (1,6 pour cent) par rapport à la valeur ajoutée brute (1,2 pour cent). Il est important de noter que les pics observés au cours des trimestres précédents – notamment au deuxième trimestre 2017, au deuxième trimestre 2019, au quatrième trimestre 2019 et au premier trimestre 2020 – ont été influencés par des importations substantielles de produits de propriété intellectuelle reflétant les effets de la mondialisation.

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