L’Agence fédérale enregistre sept incidents nucléaires de niveau 1 en Belgique en 2025


Principaux renseignements

  • L’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a enquêté sur sept incidents de niveau 1 en 2025, tous sans incidence sur la santé publique ou l’environnement.
  • Plusieurs incidents impliquaient des erreurs de procédure et des dysfonctionnements lors de l’exploitation ou du transport des réacteurs, soulignant l’importance de protocoles de sécurité rigoureux.
  • Malgré des anomalies mineures, l’industrie nucléaire belge a démontré son engagement fort en faveur de la sécurité en traitant rapidement les problèmes et en collaborant avec les organismes de réglementation.

En 2025, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a enregistré sept incidents de niveau 1 sur l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (INES). Ces incidents ont été traités de manière appropriée et étroitement surveillés par l’AFCN.

Incident impliquant le rejet de conteneurs

Le 5 décembre 2025, Belgoprocess a accidentellement rejeté quatre conteneurs contenant au total 496 kg de matière granulée depuis son site. Une inspection ultérieure a révélé que la radioactivité d’un conteneur dépassait légèrement les critères de rejet. L’AFCN a été informée et enquête actuellement sur l’incident avec les parties concernées afin d’en déterminer la cause et de mettre en œuvre des mesures correctives. Cet événement n’a eu aucune conséquence pour les travailleurs, le public ou l’environnement, car seule une petite quantité du matériau transporté a dépassé la limite de rejet.

Exposition accidentelle aux rayonnements

Le 22 octobre 2025, deux radiographes industriels ont été accidentellement exposés à des rayonnements alors qu’ils inspectaient les soudures d’un wagon de train en cours de maintenance. Ils ont utilisé un appareil à rayons X qui est resté actif pendant le positionnement, ce qui a entraîné une exposition d’environ quatre minutes. L’un des radiographes a tenu ses mains près du faisceau de rayonnement pendant environ vingt secondes. Leurs dosimètres ont mal fonctionné, ce qui a retardé la détection de l’exposition. De plus, le voyant rouge indiquant l’activation de l’appareil n’a pas été remarqué. Le radiographe a reçu une dose de rayonnement d’environ 10 mSv. D’autres mesures sont en cours afin de déterminer avec précision la dose reçue par les mains. Les deux radiographes font l’objet d’un suivi médical. Il n’y a eu aucun risque pour le public ou l’environnement.

Problème avec la chaîne de mesure pendant le chargement du réacteur

Le 1er octobre 2025, lors du chargement du réacteur de recherche BR2, le SCK CEN a identifié un problème avec l’une de ses chaînes de mesure, un ensemble d’instruments surveillant le réacteur. Le SCK CEN a immédiatement interrompu l’activité et signalé le problème à l’AFCN. Deux autres chaînes de mesure fonctionnaient correctement, garantissant l’absence de risque pour la santé humaine ou l’environnement.

Activité excessive de la source pendant le transport

Le 29 septembre 2025, une source de 140La, après irradiation dans le réacteur de recherche BR2, a été transportée vers une organisation française. À son arrivée, cette organisation, chargée de la réception de la source radioactive, a constaté que l’activité de la source dépassait la limite maximale autorisée pour le type d’emballage utilisé. Le transport s’est déroulé en toute sécurité et le destinataire disposait des moyens nécessaires pour manipuler la source en toute sécurité. Il n’y a eu aucune conséquence pour la santé humaine ou pour l’environnement.

Fuite du système d’eau de refroidissement

Le 29 juin 2025, après un nettoyage programmé du système d’eau de refroidissement du réacteur de recherche BR2 du SCK CEN, des eaux usées radioactives ont été temporairement stockées dans un réservoir en attendant leur transfert vers la société de traitement des déchets Belgoprocess. Avant que les eaux usées puissent être transportées, une fuite s’est produite et s’est rapidement aggravée, entraînant le déversement de la quasi-totalité du volume dans un bassin de confinement en béton désigné à cet effet.

Cela a permis d’éviter tout risque ou conséquence pour la santé humaine ou l’environnement. Les eaux usées ont ensuite été pompées vers Belgoprocess et le réservoir a depuis été réparé.

Problème de chaîne de mesure lors d’un test du réacteur

Le 27 juin 2025, lors d’un essai préalable au redémarrage du réacteur de recherche BR2, le SCK CEN a rencontré un problème avec l’une de ses chaînes de mesure, un ensemble d’instruments surveillant le réacteur. Le SCK CEN a immédiatement interrompu l’essai et signalé le problème à l’AFCN. Deux autres chaînes de mesure fonctionnaient correctement, garantissant l’absence de risque pour la santé humaine ou l’environnement.

Écart dans la distribution d’énergie lors du démarrage du réacteur

Le 27 avril 2025, lors du démarrage du réacteur nucléaire de Tihange 1, un écart temporaire a été observé dans la distribution de puissance au sein du cœur du réacteur. La situation est restée en dehors des paramètres normaux pendant plusieurs minutes de plus que ce qui est autorisé, mais elle a été rapidement maîtrisée. Cet écart a été classé au niveau 1 sur l’échelle INES : un défaut technique mineur sans conséquence pour la santé humaine ou l’environnement.

À propos de l’échelle INES

L’échelle INES classe les incidents nucléaires et radiologiques en sept niveaux (de 0 à 7), le niveau 1 indiquant une anomalie mineure ne présentant aucun risque pour les travailleurs, le public ou l’environnement.

L’échelle INES est un outil de communication conçu pour informer le public et les médias de la gravité des événements nucléaires en termes de sécurité. Elle ne doit pas être utilisée pour évaluer la sécurité des installations nucléaires ou comparer la sécurité de différentes installations, que ce soit au niveau national ou international.

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