Principaux renseignements
- Le Premier ministre hongrois Viktor Orban fait face à une difficile bataille électorale en avril.
- Les difficultés économiques et les accusations de corruption ont renforcé le soutien au leader de l’opposition Peter Magyar.
- Orban pourrait chercher à devenir président plutôt que de se présenter à nouveau au poste de Premier ministre, ce qui pourrait modifier la structure politique de la Hongrie.
Les élections législatives hongroises ont été fixées au 12 avril par le président Tamas Sulyok. Cette annonce laisse trois mois au Premier ministre Viktor Orban pour inverser la tendance à la baisse de sa popularité. Le parti Fidesz d’Orban est confronté à un défi de taille dans les sondages, derrière ses rivaux après quatre mandats consécutifs.
Défis économiques
Les préoccupations économiques, notamment la hausse du coût de la vie et la faiblesse de la croissance, associées à des allégations de corruption généralisée, ont contribué à la baisse de popularité de Viktor Orbán. Cela a créé une opportunité pour Péter Magyár, ancien membre du régime, qui a réussi à unir une grande partie de l’opposition et à attirer les électeurs mécontents du Fidesz vers son parti, le Tisza.
L’incertitude plane quant à la candidature d’Orban au poste de Premier ministre lors des prochaines élections, malgré ses déclarations répétées ce mois-ci selon lesquelles il se considère comme le meilleur choix pour le Fidesz. Le parti au pouvoir s’est engagé à annoncer son candidat à la tête du gouvernement avant le 20 février.
L’avenir politique d’Orban
Les spéculations sur les éventuelles manœuvres politiques d’Orban se poursuivent. Bloomberg a rapporté le mois dernier qu’il envisageait d’assumer la présidence et de modifier les lois afin d’en faire la fonction la plus puissante du pays. Orban, qui gouverne la Hongrie depuis 16 ans, a précédemment reconnu que cette idée « avait toujours été sur la table ».
Cependant, lors d’une conférence de presse le 5 janvier, le Premier ministre a semblé écarter la possibilité d’un passage à un système présidentiel, déclarant que la structure politique actuelle était « là pour rester ».
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