La coopération entre la Russie et la Chine dans l’Arctique inquiète l’OTAN


Principaux renseignements

  • Les patrouilles conjointes russes et chinoises dans l’Arctique visent à recueillir des renseignements et à contrer les capacités de l’OTAN.
  • Cette coopération croissante entre des pays opposés aux intérêts occidentaux représente une menace importante pour les alliés de l’OTAN.
  • Il est essentiel de renforcer la posture dissuasive de l’OTAN en améliorant ses défenses et en augmentant sa présence pour relever ce défi.

La coopération croissante entre la Russie et la Chine dans la région arctique représente une menace importante pour les alliés de l’OTAN. Le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe, a souligné cette préoccupation lors d’une conférence sur la sécurité nationale en Suède. À mesure que la glace arctique fond et que l’accès s’améliore, les patrouilles conjointes des navires russes et chinois s’étendent au-delà de la côte nord de la Russie vers des zones proches de l’Alaska et du Canada.

Collecte de renseignements

Le général Grynkewich a souligné que ces patrouilles ne visent pas l’exploration scientifique, mais plutôt la collecte de renseignements et la compréhension des moyens de contrer les capacités de l’OTAN, tant en surface que sous l’eau. Cette tendance est alarmante et nécessite la vigilance des membres de l’OTAN. L’importance stratégique croissante de l’Arctique, due à la création de nouvelles routes maritimes et à la découverte de ressources, exacerbe encore cette préoccupation.

Le général Grynkewich a noté une tendance plus large à la coopération entre des pays comme la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord contre les intérêts occidentaux. Il a cité comme exemple la guerre en cours en Ukraine, où la Chine apporte un soutien financier à la Russie, l’Iran fournit des technologies et des armes, et des troupes nord-coréennes sont stationnées à la frontière russe avec l’Ukraine.

Avantage militaire

Cette tendance s’étend à l’Arctique, où les brise-glaces et les navires de recherche chinois sont de plus en plus présents. Leurs activités ne sont pas des recherches scientifiques inoffensives, mais visent à obtenir un avantage militaire dans la région. La Russie, quant à elle, continue de tester des capacités avancées dans la mer de Barents.

Le général Grynkewich a reconnu qu’il n’y avait pas de menace immédiate pour le territoire de l’OTAN, la Russie se concentrant sur la guerre en Ukraine. Il a toutefois souligné l’importance de renforcer la posture de dissuasion de l’OTAN.

Renforcement de la dissuasion

L’OTAN a pris des mesures pour renforcer ses défenses, notamment l’opération Baltic Sentry visant à protéger les infrastructures sous-marines de la mer Baltique. La création récente d’un commandement unifié pour toutes les activités de l’OTAN dans l’Arctique sous l’égide du Commandement des forces interarmées de Norfolk permet une meilleure défense de tous les alliés en Europe, dans l’Arctique et en Amérique du Nord.

Le général Grynkewich a présenté les projets futurs de l’OTAN, qui comprennent l’extension des capacités de collecte de renseignements, l’amélioration des infrastructures et de la logistique pour la mobilité militaire, et le renforcement de sa présence avec des forces capables d’opérer dans l’Arctique. Sept des huit pays arctiques faisant partie de l’OTAN, le général Grynkewich s’est dit confiant dans la capacité de l’alliance à relever efficacement les défis posés par la Russie et la Chine dans la région.

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