Principaux renseignements
- Les entreprises londoniennes saluent l’exclusion des services financiers des négociations visant à renforcer la coordination avec l’UE, la stabilité primant sur la poursuite de l’incertitude.
- Les régulateurs britanniques mettent en œuvre des changements qui favorisent la compétitivité en augmentant les primes des banquiers, en assouplissant les exigences en matière de fonds propres et en rationalisant les règles d’inscription à la cote.
- Une coopération plus étroite avec l’UE implique un compromis entre flexibilité et uniformité réglementaires, ce qui pourrait limiter la capacité du Royaume-Uni à négocier des accords sur mesure au-delà de l’Europe.
Les entreprises de la City ont exprimé leur soulagement après l’annonce par Keir Starmer que les services financiers seraient exclus des négociations sur un alignement plus étroit avec l’UE. Malgré le soutien précédent des dirigeants de la City à l’adhésion à l’UE et les avertissements concernant les pertes d’emplois après le Brexit, la préférence générale va désormais à la stabilité et à la prévention d’une incertitude supplémentaire.
Des changements réglementaires favorables à la compétitivité
Cette décision intervient alors que les régulateurs britanniques sont soumis à des pressions pour démanteler les règles de l’ère européenne jugées comme entravant la compétitivité. Les changements récents ont eu pour effet d’augmenter les bonus des banquiers, de réduire les exigences en matière de fonds propres et d’assouplir les règles d’inscription à la cote pour les entreprises souhaitant entrer en bourse à Londres.
Les experts du secteur mettent en garde contre un retour en arrière, arguant que ces changements sont essentiels pour relancer les introductions en bourse à Londres. Steve Fine, PDG de la banque d’investissement Peel Hunt, souligne l’importance d’un environnement favorable aux services financiers au Royaume-Uni, essentiel à la prospérité du marché des capitaux national. Il estime que le retour aux réglementations d’avant le Brexit serait préjudiciable à la croissance de la City et aux marchés publics.
Compromis entre flexibilité et uniformité
Miles Celic, PDG de TheCityUK, reconnaît les avantages potentiels d’une coopération plus étroite avec l’UE, mais met en garde contre une réintégration du marché unique ou de l’union douanière. Il souligne le compromis entre flexibilité et uniformité, arguant que le Royaume-Uni perdrait sa capacité à définir ses propres règles et à négocier des accords sur mesure au-delà de l’Europe en échange des avantages d’un cadre européen unifié.
Un porte-parole du gouvernement a confirmé que les services financiers n’étaient pas inclus dans l’accord conclu lors des négociations avec Bruxelles avant un sommet crucial au printemps 2025. Malgré cette exclusion, il a réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni à explorer les domaines de coopération avec l’UE, son deuxième partenaire commercial pour les services financiers, lorsque cela correspond à ses intérêts économiques.
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