Un multimillionnaire belge souhaite commencer la construction d’une ville futuriste sur l’île caribéenne de Nevis à la fin de l’année 2026.


Principaux renseignements

  • Olivier Janssens prévoit de construire une ville luxueuse appelée Destiny sur l’île de Nevis, destinée à une clientèle internationale fortunée.
  • Les habitants locaux s’inquiètent de l’impact potentiel du projet sur la culture, la gouvernance et l’égalité économique de Nevis.
  • Le projet Destiny soulève des questions éthiques concernant l’équilibre entre le développement privé et les intérêts des communautés locales dans les territoires souverains.

Olivier Janssens, un multimillionnaire belge, envisage de construire une ville futuriste appelée Destiny sur l’île de Nevis. Ce projet ambitieux, qui vise à attirer des acheteurs fortunés du monde entier avec 10 000 logements répartis sur 10 kilomètres carrés, suscite à la fois l’enthousiasme et l’inquiétude parmi les habitants. C’est ce qu’écrit Le Monde.

Construction prévue pour fin 2026

Janssens, qui a fait fortune dans les cryptomonnaies, décrit sa vision comme un « hybride entre Monaco et Dubaï » privilégiant la sécurité, la nature et les constructions de faible hauteur. Il prévoit que la construction débutera avant la fin de l’année 2026, sous réserve de l’accord final des autorités locales et fédérales.

Le gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis est sur le point d’accorder à Destiny le statut de « zone durable spéciale » (SSZ), une désignation similaire à celle des zones économiques spéciales que l’on trouve dans le monde entier, mais avec des réglementations environnementales plus strictes exigeant le recours à des sources d’énergie renouvelables.

Préoccupations et opposition locales

Malgré l’optimisme de Janssens et les avantages économiques potentiels, le projet a suscité une opposition importante à Nevis. Les habitants craignent que l’afflux de 10 000 familles riches ne perturbe la culture de l’île et ne crée un « État dans l’État ». Les préoccupations portent sur la privation potentielle des droits civiques des habitants, certains se demandant si les nouveaux résidents ayant obtenu la citoyenneté grâce à leur investissement se verraient refuser le droit de vote.

Les détracteurs du projet expriment également leur scepticisme quant à sa faisabilité, invoquant les capacités de construction limitées de Nevis et sa dépendance à l’égard de la main-d’œuvre étrangère et des importations. Ils affirment que de telles enclaves profitent aux investisseurs fortunés au détriment des communautés locales, faisant écho aux préoccupations soulevées par des projets similaires ailleurs dans la région des Caraïbes.

Débat et précédent

Alors que Janssens rejette l’opposition comme étant une « minorité bruyante en ligne », soulignant l’enthousiasme local pour les créations d’emplois et les investissements dans les infrastructures promis par le projet, le débat met en évidence les considérations éthiques et politiques complexes qui entourent le développement privé sur des terres souveraines. Le résultat de cette entreprise servira probablement de précédent pour les futures tentatives de création d’enclaves autonomes similaires dans les Caraïbes et au-delà.

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