Principaux renseignements
- Le programme français de sous-marins nucléaires de classe Barracuda pourrait être achevé avec un an d’avance sur le calendrier prévu.
- L’amélioration de l’efficacité du chantier naval de Cherbourg est à l’origine de cette accélération du calendrier de livraison.
- L’achèvement anticipé du programme renforce la position de la France en tant que première puissance sous-marine européenne.
Naval Group pourrait avancer d’un an le calendrier de livraison des sous-marins nucléaires français de classe Barracuda, permettant à la dernière unité d’entrer en service dès 2029 au lieu de 2030. Cette accélération s’explique par l’amélioration de l’efficacité de son chantier naval de Cherbourg, l’un des sites de construction navale les plus sécurisés d’Europe.
Le programme Barracuda, également connu sous le nom de classe Suffren, vise à remplacer les sous-marins vieillissants de classe Rubis de la France et représente une modernisation importante de sa force sous-marine depuis la guerre froide. Le programme a progressé de manière régulière, avec trois sous-marins déjà opérationnels : le SNA Suffren mis en service en 2022, le Duguay-Trouin en 2024 et le Tourville en 2025.
Consolider position de la France
En décembre 2025, les équipes ont franchi une étape cruciale en démarrant avec succès le réacteur nucléaire du quatrième sous-marin, le De Grasse. Cet événement signifie que la livraison est imminente. Selon les plans révisés, le De Grasse devrait être livré en 2026, suivi du Rubis vers 2028 et du Casabianca peu après.
L’amélioration du flux de production au chantier naval de Cherbourg de Naval Group et une meilleure coordination avec la chaîne d’approvisionnement en propulsion nucléaire ont été les principaux moteurs de l’accélération du calendrier. L’achèvement anticipé du programme Barracuda consoliderait la position de la France en tant que première puissance européenne en matière de guerre sous-marine, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.
Retrait progressif
En outre, cela rassure la France alors qu’elle retire progressivement ses sous-marins vieillissants de classe Rubis. Cette réussite contraste avec les retards récents qui affectent de nombreux programmes navals européens et souligne l’expertise de Naval Group dans le développement de plates-formes nucléaires complexes.
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