Les réseaux sociaux sont plus nocifs que les jeux vidéo pour les jeunes, selon une étude


Principaux renseignements

  • L’utilisation excessive des réseaux sociaux est en corrélation avec une inattention accrue chez les adolescents.
  • Les notifications et les mises à jour constantes des médias sociaux peuvent perturber l’attention soutenue et causer des distractions mentales
  • Une utilisation excessive des réseaux sociaux pourrait même contribuer à une augmentation des diagnostics de TDAH.

La prévalence croissante du trouble du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) chez les adolescents a suscité un débat sur l’influence potentielle des appareils numériques. Une étude récente a examiné la relation entre différents types de temps passé devant un écran et les symptômes du TDAH chez plus de 8 000 enfants âgés de 10 à 14 ans.

L’utilisation des médias sociaux liée à l’inattention

Les résultats de l’étude ont révélé une corrélation entre l’utilisation accrue des médias sociaux et l’augmentation de l’inattention, alors que les jeux et le visionnage de vidéos n’ont pas montré une telle association.

Ce lien a persisté même après avoir pris en compte des facteurs tels que la prédisposition génétique au TDAH et le revenu familial. En outre, l’étude a exclu la possibilité que l’inattention préexistante conduise à une plus grande utilisation des médias sociaux.

Mécanismes possibles de perturbation

Bien que les mécanismes précis qui sous-tendent cette relation ne soient pas clairs, les chercheurs supposent que le flux constant de notifications et de mises à jour des médias sociaux peut perturber l’attention soutenue. L’anticipation de nouveaux messages peut également agir comme une distraction mentale, empêchant de se concentrer à la fois sur le moment présent et sur la durée.

L’étude souligne que l’effet des médias sociaux sur l’attention n’est pas suffisamment important pour déclencher un TDAH chez les personnes qui n’ont pas de tendances préexistantes. Cependant, si l’ensemble de la population subit une baisse de la capacité d’attention, beaucoup pourraient potentiellement franchir le seuil de diagnostic du TDAH. Les chercheurs ont estimé qu’une augmentation d’une heure par jour de l’utilisation des médias sociaux dans la population pourrait entraîner une hausse de 30 pour cent des diagnostics de TDAH.

Tendance à la hausse et impact potentiel

Cette projection met en évidence l’impact potentiel d’effets individuels, même apparemment minimes, lorsqu’ils sont amplifiés au sein d’une large population. Compte tenu de l’augmentation spectaculaire de l’utilisation des médias sociaux au cours des deux dernières décennies, qui est passée de pratiquement inexistante à environ cinq heures par jour pour les adolescents, il est plausible que cette tendance contribue de manière significative à l’augmentation observée des diagnostics de TDAH. (jv)

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