Peu de soutien public pour l’euro en Pologne : l’adhésion à la zone euro semble peu probable


Principaux renseignements

  • Un récent sondage montre que l’opinion publique s’oppose fortement à ce que la Pologne adopte l’euro comme monnaie nationale au cours de la prochaine décennie.
  • Les inquiétudes concernant l’inflation et la perte de contrôle monétaire motivent cette opposition, tandis que les partisans soulignent les avantages potentiels tels que la réduction des coûts de transaction et le renforcement de l’intégration commerciale.
  • En raison du faible soutien de l’opinion publique et du fait que la Pologne ne satisfait pas aux critères de stabilité fiscale requis pour l’adoption de l’euro, l’entrée dans la zone euro semble peu probable dans un avenir prévisible.

Un récent sondage réalisé en Pologne révèle une opposition significative du public à l’adoption de l’euro comme monnaie nationale au cours de la prochaine décennie. L’enquête, réalisée par la société de recherche IBRiS pour le journal Rzeczpospolita, a révélé que 62 pour cent des personnes interrogées s’opposent à ce changement, 44 pour cent d’entre elles exprimant une désapprobation catégorique.

Écart dans le soutien politique

Le soutien à l’euro en Pologne reste faible, avec seulement 28,5 pour cent, ce qui met en évidence un clivage évident entre les affiliations politiques. Alors que 66 pour cent des partisans de l’actuelle coalition au pouvoir sont favorables à l’adoption de l’euro, les électeurs de l’opposition conservatrice s’y opposent massivement (87 pour cent).

Les inquiétudes concernant l’inflation et la perte de contrôle monétaire alimentent l’opposition à l’euro, tandis que les partisans soulignent les avantages potentiels tels que la réduction des coûts de transaction et le renforcement de l’intégration commerciale avec d’autres économies de l’UE.

L’entrée dans la zone euro est improbable

Malgré les discussions en cours sur l’introduction de l’euro, l’entrée de la Pologne dans la zone euro semble improbable dans un avenir prévisible. Le pays est actuellement confronté à la procédure de déficit excessif de l’UE en raison de son incapacité à respecter les critères de stabilité budgétaire nécessaires à l’adoption de l’euro.

En outre, le faible soutien de l’opinion publique élimine toute incitation politique significative à poursuivre ce changement de politique. L’introduction de l’euro nécessiterait une modification de la constitution et un vote à la majorité des deux tiers au Sejm (chambre basse du parlement polonais), un seuil difficile à atteindre compte tenu du scepticisme généralisé dans le paysage politique.

Confirmant la position polonaise, le ministre des Finances Andrzej Domański a récemment déclaré que le gouvernement n’avait pas l’intention d’adopter l’euro et ne cherchait pas activement à le faire. La Pologne fait partie d’un groupe restreint d’États membres de l’UE, dont la République tchèque, le Danemark, la Roumanie, la Suède et la Hongrie, qui n’ont pas encore rejoint la zone euro. (jv)

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