Jambon examine si l’impôt sur les plus-values peut encore être appliqué à partir du 1er janvier 2026

En raison des négociations budgétaires qui s’éternisent, il est loin d’être certain que la taxe sur la plus-value s’appliquera dès le 1er janvier 2026. Jan Jambon (N-VA), ministre des Finances, fait examiner si cela est encore juridiquement possible.


Principaux renseignements

  • Le gouvernement De Wever souhaite introduire une taxe sur les plus-values à partir de l’année prochaine.
  • Il n’est pas encore certain que cette taxe soit déjà en place au début de l’année. Jambon fait réaliser une étude pour savoir si c’est encore légalement possible.
  • Les banques mettent en garde contre le chaos si la taxe sur les plus-values est introduite sans base juridique.

Contexte : Lors des négociations gouvernementales, les partis de l’Arizona ont décidé d’introduire une taxe sur les plus-values.

  • Les personnes qui vendent des actions à profit devront bientôt payer un impôt de 10 pour cent sur les plus-values réalisées. Il existe toutefois une exonération fiscale pouvant aller jusqu’à 10 000 euros. Ce plafond peut être augmenté de 1 000 euros chaque année (jusqu’à un maximum de 5 000 euros) si vous n’utilisez pas l’exonération fiscale.
  • Il existe un régime spécial pour les personnes qui possèdent au moins 20 pour cent des actions d’une société. Dans ce cas, l’exonération s’applique jusqu’à 1 million d’euros. Une fois cette limite dépassée, l’administration fiscale appliquera un système progressif. À partir de 10 millions d’euros, les plus-values seront finalement taxées à 10 pour cent.

Introduire rétroactivement l’impôt sur les plus-values ?

Dans l’actualité : Le gouvernement souhaite que l’impôt sur les plus-values prenne effet à partir du 1er janvier 2026, mais les négociations budgétaires traînant en longueur, ce n’est pas une mince affaire. L’intention initiale était de faire voter le projet de loi à la Chambre le 31 décembre. Ce n’est plus le cas.

  • Jambon a récemment déclaré que le gouvernement introduirait la taxe rétroactivement l’année prochaine, de manière à ce qu’elle entre en vigueur à partir du 31 décembre 2025. Mais cette solution soulève une série de questions juridiques et pratiques. Il s’agit notamment de savoir si le gouvernement peut percevoir une taxe sans qu’une loi ait été adoptée à cet effet.
  • « Pour l’instant, l’intention reste que la taxe sur les plus-values entre en vigueur le 1er janvier et la taxe elle-même n’est pas remise en question », a déclaré le porte-parole de Jambon à De Tijd. « Mais il faut des garanties juridiques suffisantes

Les banques mettent en garde contre le chaos

Et aussi ceci : Les banques craignent déjà le chaos si la nouvelle taxe est introduite le 1er janvier sans qu’une loi ait été adoptée à ce sujet.

  • Selon la fédération bancaire Febelfin, dans un tel scénario, il serait légalement impossible de retenir l’impôt sur les plus-values à la source. « Le cadre juridique de l’impôt sur les plus-values est déjà extrêmement compliqué aujourd’hui et il est sans précédent de demander aux banques de réaliser l’impossible », ajoute-t-elle.
  • Les banques belges plaident donc pour que la taxe ne soit pas introduite tant qu’une loi n’aura pas été effectivement adoptée. « Cela donne aux banques et aux citoyens l’occasion de découvrir le cadre final de la loi, afin que tout le monde puisse l’appliquer concrètement », a déclaré M. Febelfin.
  • Une nouvelle taxe bancaire crée également des tensions entre le gouvernement et les banques. Elle oblige les banques à verser 150 millions d’euros supplémentaires à l’État chaque année. « Avec cette augmentation significative de la taxe bancaire, le gouvernement frappe à nouveau un seul secteur, alors que les banques jouent un rôle crucial dans le soutien des familles, des entreprises et de l’économie belge au sens large », a déclaré la fédération peu après l’accord sur le budget.

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