Réactions mitigées au budget britannique prévoyant des hausses d’impôts du ministre des Finances Reeves


Principaux renseignements

  • Le budget britannique augmente les impôts afin de financer des programmes sociaux visant à lutter contre la pauvreté.
  • Les députés travaillistes soutiennent largement l’accent mis par le budget sur les services sociaux, mais expriment leur inquiétude quant au gel des seuils d’imposition qui touche les revenus moyens.
  • Les dirigeants conservateurs critiquent le budget en raison des hausses d’impôts et préconisent des mesures alternatives.

Le gouvernement britannique a récemment présenté son budget visant à relever les défis économiques et à répondre aux préoccupations sociales. Le plan de la ministre des Finances, Rachel Reeves, prévoit des hausses d’impôts importantes afin de financer l’extension des programmes sociaux et de réduire le déficit budgétaire.

Réactions mitigées

Le budget a suscité des réactions mitigées des deux côtés de l’échiquier politique. Les députés travaillistes ont reconnu la pression exercée sur les familles actives, mais ont largement soutenu les mesures. En particulier la suppression du plafond controversé des allocations pour deux enfants, qui devrait sortir des centaines de milliers d’enfants de la pauvreté. Dans le même temps, ils ont exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences à long terme du gel des seuils d’imposition pour les revenus moyens.

Les dirigeants conservateurs ont critiqué le budget en raison des hausses d’impôts et ont accusé Mme Reeves de ne pas tenir ses promesses. Ils ont averti que l’augmentation des dépenses découragerait l’emploi et les investissements. Les partis d’opposition, tels que les libéraux-démocrates et le Parti vert, ont appelé à des mesures alternatives, notamment une augmentation des impôts pour les plus riches et la priorité aux initiatives écologiques.

Viabilité à long terme

Les analystes indépendants ont reconnu la complexité du budget et souligné la nécessité de trouver un équilibre entre responsabilité fiscale et aide sociale. Certains ont exprimé leur inquiétude quant au report de la mise en œuvre des hausses d’impôts, qui pourrait présenter des risques en cas de ralentissement de la croissance économique.

Les investisseurs ont réagi avec prudence. Ils ont apprécié la plus grande marge de manœuvre budgétaire, mais ont émis des doutes quant à la viabilité à long terme du plan en raison de sa dépendance à l’égard des recettes fiscales futures. (uv)

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