Principaux renseignements
- Ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), propose d’interdire tous les arômes de vape, à l’exception du tabac.
- Il souhaite ainsi lutter contre la dépendance croissante chez les jeunes.
- Le Conseil supérieur de la santé belge soutient les restrictions en matière d’arômes, invoquant la nécessité de protéger les jeunes contre la dépendance à la nicotine.
Ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), propose d’interdire tous les arômes de vapotage, à l’exception de celui de tabac. Il souligne notamment la dépendance chez les jeunes et les tactiques de manipulation utilisées par l’industrie du vapotage. Il affirme que la grande variété d’arômes masque les dangers de la nicotine et vise à imiter le modèle néerlandais, qui a vu une réduction significative du vapotage depuis la mise en œuvre d’une interdiction similaire au début de l’année.
Vapotage chez les jeunes
Cette proposition fait suite à un nouvel avis du Conseil supérieur de la santé belge, qui a modifié sa position sur les restrictions en matière d’arômes. Alors qu’il était auparavant hésitant, le conseil soutient désormais à l’unanimité une certaine forme de limitation en raison des préoccupations liées à la protection des jeunes. Le Conseil souligne que les préférences individuelles ne doivent pas l’emporter sur la nécessité de préserver la santé des enfants et des adolescents.
Les données recueillies par le Centre flamand d’expertise sur l’alcool et les autres drogues révèlent une augmentation inquiétante du vapotage chez les jeunes. Près d’un tiers des élèves ont déclaré avoir vapoté à un moment ou à un autre, dont plus d’un cinquième au moins une fois au cours de l’année scolaire et près de 10 pour cent une fois par semaine, soit quatre fois plus qu’il y a cinq ans.
Risques de l’e-cigarette
Le professeur Filip Lardon, un oncologue qui plaide depuis longtemps en faveur d’une réglementation plus stricte du vapotage, salue dans De Standard la proposition de Vandenbroucke comme une « percée ». Il est le témoin direct de la prévalence du vapotage parmi les élèves de l’école primaire, qu’il attribue en partie à l’attrait de saveurs telles que la crêpe et la barbe à papa.
Les médecins s’accordent de plus en plus à dire que les e-cigarettes présentent des risques pour la santé. Les principales associations médicales belges, dont des pneumologues et des gynécologues, invitent Vandenbroucke à s’aligner sur la position de la Société européenne de pneumologie, qui met en garde contre les affirmations selon lesquelles les e-cigarettes sont moins nocives que les cigarettes traditionnelles. Ils soulignent que les études suggérant une moindre nocivité sont souvent financées par l’industrie du tabac et s’alarment de la popularité du vapotage chez les jeunes, favorisée par des arômes et des tactiques de marketing attrayants.
Disponible en plusieurs saveurs
Si l’interdiction des arômes est considérée comme une étape cruciale, les experts reconnaissent qu’elle n’éliminera pas complètement le problème. Le professeur Lardon note la persistance des e-liquides aromatisés aux Pays-Bas malgré l’interdiction, ce qui souligne la nécessité d’une application rigoureuse de la loi pour empêcher les ventes illégales.
Le calendrier de mise en œuvre de l’interdiction reste incertain, mais Vandenbroucke souhaite une action rapide, soulignant l’urgence d’empêcher une nouvelle génération de devenir dépendante de la nicotine. Cette proposition fait suite à des mesures antérieures telles que l’interdiction des vapes jetables et les restrictions sur le tabagisme dans les lieux fréquentés par les jeunes.
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